Les musiciens, les artistes

Samedi 25 novembre 2017

Jean-Pierre Armengaud

Jean-Pierre Armengaud poursuit une carrière de pianiste-concertiste international dans plus de quarante pays en Europe, Argentine, Inde, Japon Taiwan… En Chine il a joué un des premiers à Shanghaï les concerti de Maurice Ravel et fait connaître Erik Satie grâce à son intégrale pour piano.

Attendu comme un des grands interprètes de la musique française de Chabrier à Henri Dutilleux, dont il a créé les « Préludes » dans plusieurs pays, il a été l’invité de grands orchestres symphoniques comme l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre du Capitole de Toulouse, le Tokyo Symphony Orchestra ou l’orchestre de la Radio Télévision de Moscou. Des lieux prestigieux l’ont accueilli comme le Théâtre des Champs Elysées, la Kapella et le Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, La Fenice de Venise, La grande salle du Conservatoire Tchaikowski de Moscou, l’Orchard Hall de Tokyo, le Mozarteum de Salzbourg, le Théâtre San Martin de Buenos Aires…

En musique de chambre, il a créé à Paris le quintette de Bela Bartok, avec le quatuor Parrenin, enregistré à quatre mains avec Jean-Claude Pennetier, Dominique Merlet et Olivier Chauzu, ainsi qu’avec le violoncelliste Alexander Rudin. Il s’est produit en concert avec le violoniste Pierre Amoyal, l’altiste Gérard Caussé, le clarinettiste Michel Portal, le quatuor Paul Klee de Venise, les chanteurs Jocelyne Taillon, François Leroux et Anne-Sophie Schmidt entre autres.

Il a beaucoup enregistré : depuis 2012 il s’est consacré à une série de 7 CD de musique française pour le Label Naxos, tels qu’une intégrale pour piano d’Albert Roussel avec des inédits, des œuvres à 4 mains de Debussy (La Mer, Les Images, 1ère Suite Symphonique…), Francis Poulenc (Les trois Suites de ballet originales pour piano), Louis Aubert… faisant suite à des intégrales pour piano de Claude Debussy (4CD Arts Music), Erik Satie (5CD Mandala-Harmonia Mundi, puis Bayard Music), Albert Roussel (2CD Mandala), Francis Poulenc (intégrale de la musique de chambre avec les Solistes de l’Orchestre philharmonique de Radio France 2CD Musidic-Accord), ainsi qu’une quinzaine d’enregistrements de compositeurs, comme Chopin, Scriabine, Prokofiev, Chostakovitch, Szymanowski, Milhaud, Messiaen (Quatuor pour la fin du temps), et 1CD EMI de musique contemporaine (Schoenberg-Stockhausen-Boulez).

Il est aussi connu pour ses enregistrements et ses concerts de musique russe du XXème siècle, notamment de Prokofiev (1 CD Mandala), le dernier Scriabine (1 CD Bayard-musique), Chostakovitch, Lourié, Roslavetz , Mossolov, Obouhov (1CD Nova Era), Edison Denisov (intégrale de l’œuvre pour piano 1CD Mandala-Harmonia Mundi), Schnittke, Goubaidoulina, qu’il a été un des premiers à faire découvrir au public français, ainsi que comme « défricheur » de nombreuses oeuvres rares de musique française (Alkan, Dupont, Huré, d’Indy, Decaux, Aubert, Samazeuilh, Milhaud…).

En 2016 vient de paraître chez Naxos le deuxième CD de sa nouvelle intégrale pour piano d’Albert Roussel et chez Warner Classic une importante contribution au coffret «Tout Satie » (Choc de la Revue Classica) avec notamment des œuvres inédites au disque. En prévision un nouveau CD/Naxos de Debussy à 4 mains avec le pianiste Olivier Chauzu, ainsi que celle de l’intégrale des Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven, avec le violoncelliste italien Luca Paccagnella.

La commémoration nationale du 150ème anniversaire d’Erik Satie, pour laquelle le Ministère français de la Culture  a commandé en 2016 à Jean-Pierre Armengaud une biographie officielle, le fera voyager en Chine, Corée, Espagne, Allemagne, Etats-Unis, Italie, et à Honfleur, ville natale du compositeur…

Depuis une quinzaine d’années il donne des masterclass au Goldsmith College de Londres et dans les Conservatoires de Buenos Aires, de Göteborg, de Trieste, de Varsovie, de Mannheim, de Venise, de Pékin, de Shanghaï ainsi qu’au CNSM et à la Sorbonne. Il est également musicologue, professeur hdr des Universités et l’auteur de plusieurs ouvrages sur la musique française et russe (dont un « Erik Satie » aux éditions Fayard) et en 2016 d’un livre collectif sur Claude Debussy aux Editions Riveneuve/Archimbaud.

Il a été le directeur artistique du Festival « Présences » de Radio France et de l’Abbaye Royale de Fontevraud, ainsi que du festival « Musiques d’automne » d’Indre et Loire.

 

Samedi 14 octobre 2017

Yuzuko Horigome

Née à Tokyo, Yuzuko Horigome commence l’étude du piano à 4 ans et celle du violon dès l’âge de 5 ans. C’est avec Ryosaku Kubota qu’elle débute mais sa formation sera finalisée au Conservatoire Toho Gakuen avec Toshiya Eto.

En 1980 elle remporte le Premier Prix du Concours Reine Elisabeth à Bruxelles. Suivront alors des concerts à travers le monde. En tant que concertiste elle jouera sous les baguettes de Claudio Abbado, André Prévin, Kurt Masur, Charles Dutoit, Riccardo Chailly, Erich Leinsdorf, Seiji Ozawa, Ivan Fischer, Simon Rattle, Sandor Vegh, Vladimir Ashkenazy, Herbert Blomstedt et bien d’autres.

Elle se produit ainsi avec le London Symphony Orchestra, le New York Philharmonic, le Concertgebouw Orkest, le Boston Symphony, le Philadelphia, le Los Angeles Philharmony,  le Tonhalle Orchestra, le Berliner Philharmoniker, le Deutsches Symphonie Orchester Berlin, le Wiener symphoniker, le Scala di Milano,  le New Japan Philharmonic,  la Philharmonique Tchèque, la Camerata Academica Mozarteum Salzburg, l’Academy of St Martin in the Fields etc.
Invitée  à de nombreux festivals de renommée internationale tel que Marlboro, Lockenhaus, Tanglewood et Musicfest La Jolla, son goût pour la musique de chambre lui fait partager la scène avec des artistes d’exception parmi lesquels Nobuko Imai, Mischa Maisky, Jean-Marc Luisada,  Gidon Kremer et Janos Starker.
En 2004 et 2005, elle se produit à maintes reprises avec Martha Argerich au Suntory Hall de Tokyo avant une tournée en Argentine et en Italie. Ce sont ensuite les festivals de Flandre et de Lugano qui inviteront ce même duo. Entre 2003 et 2006, elle  interprète et enregistre au Japon pour   l’intégrale des sonates de Mozart avec Momo Kodama.
De 2008 à 2010, elle rejoint Abdel Rahman El Bacha pour une intégrale des sonates de Beethoven qu’ils donneront au Japon et en Europe. Avec Nobuko Imai, Thomas Zehetmair puis Pamela Franck et  Antonio Meneses, elle crée le Casals Hall Quartet, quatuor en résidence au Casals Hall de Tokyo. Elle fondera également avec ses amis Philippe Graffin, Abdel Rahman El-Bacha, Roger Chase et Jeroen Reuling l’ensemble Consonances, qui se produit en Europe et au Japon.

Les enregistrements de Yuzuko Horigome sous le label Sony Music Japan International comprennent des concertos de Bach avec le English Chamber Orchestra dirigé par Andrew Litton, les sonates de Bach pour violon solo, l’intégrale des concertos pour violon de Mozart avec le Camerata Academica Mozarteum de Salzburg sous la direction de Sandor Vegh et les concertos pour violon de Sibelius et de Mendelssohn avec l’Orchestre du Concertgebouw, sous la baguette d’Ivan Fischer. Avec le regretté Rudolf Serkin et Peter Wiley elle a enregistré un trio pour piano de Beethoven. On trouve enfin sous le label Denon des œuvres de Toru Takemitsu, compositeur japonais auquel elle a consacré plusieurs  CD.

Jean-Marc Luisada

Soliste réputé, Jean-Marc Luisada a commencé le piano à l’âge de 6 ans à Alès où il vit avec sa famille depuis son arrivée de Tunisie. Il étudie ensuite à Paris avec Marcel Ciampi et Denyse Rivière, qui enseignent également  à l’Ecole Yehudi Menuhin en Angleterre. Tout naturellement, il intègrera cette école, où il rencontrera des personnalités comme Yehudi Menuhin, bien sûr, mais aussi Michael Tippett, Nadia Boulanger, Benjamin Britten, Vlado Perlemuter.
A 16 ans, il entre au CNSM de Paris dans la classe de piano de Dominique Merlet et dans celle de musique de chambre de Geneviève Joy-Dutilleux. Il remporte ses Premier Prix respectivement en 1977 et 1978. Au cours de ces années d’apprentissage, il reçoit les conseils de Nikita Magaloff et Paul Badura-Skoda. A l’issue du 3e cycle d’étude, il quitte le CNSM en 1981 et entame une carrière de soliste, faisant ses premières apparitions à la Salle Pleyel, à Gaveau. En 1980, il reçoit un Second Prix au Concours Dino Ciani à la Scala de Milan et donne des concerts en Italie. En 1985, il est lauréat du prestigieux Concours Chopin de Varsovie et rencontre Vladimir Horowitz.

Sa carrière lancée, Jean-Marc Luisada fréquente les plus grandes salles françaises : Pleyel, Gaveau, le Théâtre des Champs-Elysées. Il se produit dans toute l’Europe et est invité par les festivals de la Roque d’Anthéron, Besançon, Radio France-Montpellier, Strasbourg, la Grange de Meslay, Bergen en Norvège, Festival Chopin de Valdemossa à Majorque. Féru de musique de chambre, il joue avec le Quatuor Talich et le Fine Arts Quartet, accompagne Augustin Dumay,Jean-Pierre Rampal, Michel Dalberto, Françoise Pollet, Laurent Korcia.

En 1991 il réalise son premier enregistrement pour Deutsche Grammophon, les Valses de Chopin. Trois ans plus tard, il enregistre l’Histoire de Babar de Francis Poulenc avec Jeanne Moreau. En 1998 il réalise, chez RCA cette fois, une première, le Premier Concerto pour piano de Chopin avec le Quatuor Talich, dans une version de chambre signée par Chopin lui-même. En 2014, paraît la Truite de Schubert avec le Quatuor Modigliani.

Jean-Marc Luisada enseigne à partir de 2001, à l’Accademia Internazionale di Musica di Cagliari. Il est professeur de piano à l’Ecole Normale de Musique de Paris.

Samedi 7 octobre 2017

Delphine Biron, violoncelliste

Née en 1983, Delphine Biron débute le violoncelle au Conservatoire national de région de Nantes, dans la classe de Danièle Mérand. A quinze ans, elle entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Michel Strauss.
Lauréate du Concours de cordes d’Epernay et du Concours des jeunes talents de l’Ouest, elle se produit en soliste avec l’Orchestre de Bretagne et divers ensembles nantais lors de tournées dans le « Grand Ouest ». Soutenue par le mécénat des laboratoires Ingelheim et l’association Quatuor 92, elle fait de nombreux récitals en solo en France mêlant le répertoire classique et contemporain.
En 2002, Delphine Biron devient membre de l’Orchestre des jeunes de l’Union Européenne sous la direction de Vladimir Ashkenazy. En juin 2003, au Conservatoire de Paris elle obtient le premier prix de violoncelle avec mention très bien, puis  en 2004 le prix de quatuor à cordes dans la classe de Hae-Sun Kang, et celui de sonate dans la classe d’Alain Meunier.
Elle se perfectionne en participant à des master-class avec Franz Helmerson, Gary Hoffman, Ouri Vardi, Richard Aaron, Pieter Wispelwey… Intéressée par la musique ancienne, elle prend des leçons de violoncelle baroque avec David Simpson, Bruno Cocset et Christophe Coin.
Elle donne régulièrement des concerts en soliste, ainsi qu’en musique de chambre en France, Suisse, Allemagne, Espagne, Italie, Finlande et Suède. En septembre 2004, elle a participé à l’Académie du XXème siècle du Festival de Lucerne, dirigé par Pierre Boulez. Depuis, elle est invitée à travailler à l’Ensemble Intercontemporain, collabore avec des compositeurs de sa génération et est membre de plusieurs ensembles de musique contemporaine tels que Multilatérales et Smash-Ensemble. En novembre 2005, Delphine Biron devient titulaire à l’Orchestre de Paris.
Delphine Biron joue sur un violoncelle Joseph Hel de 1889.

Caroline Esposito, pianiste

Caroline Esposito a étudié au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où elle a obtenu très jeune un Premier Prix de piano dans la classe de Michel Béroff et Denis Pascal. Elle s’est ensuite perfectionnée aux Etats-Unis, au sein de la prestigieuse école de musique de Bloomington (Indiana University), étudiant avec Gyorgy Sebok et accompagnant la classe de Janos Starker.

Après l’obtention du Diplôme de Formation Supérieure en accompagnement instrumental dans la classe de Jean Koerner, Caroline Esposito a notamment travaillé au CRR de Grenoble, au CNSM et à l’Opéra de Lyon avant d’être nommée accompagnatrice et professeur d’accompagnement au CRR de Versailles et au CNSM de Paris.

En parallèle de ses activités de chambriste, elle joue régulièrement comme piano d’orchestre au sein de l’Orchestre de Paris et de l’Orchestre philarmonique de Radio-France avec qui elle a enregistré le Carnaval des Animaux de Saint-Saëns.

Raphaël Jacob, violoniste

Né en 1987, Raphaël Jacob obtient le Premier prix de Violon de la Ville de Paris en 2001 dans la classe d’Anne Wiederker ainsi qu’un Premier prix de Musique de chambre. Il poursuit ses études avec Igor Volochine au Conservatoire à rayonnement régional de Versailles où il obtient une médaille d’or en 2004 et un prix de perfectionnement en 2005.
Il entre en 2006 au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Régis Pasquier, qui l’invite à jouer avec lui dans le cadre de concerts de musique de chambre.En avril 2008, Raphaël Jacob remporte le Concours de violon du Lions Club en Bretagne. L’année suivante, il est lauréat Génération Spedidam.

Il s’est produit dans plusieurs festivals comme Musique au Cloître à Nîmes avec des artistes tels que Claire Désert, Roland Pidoux, ou encore Emmanuel Strosser, L’heure musicale d’Eygalières, Musique dans le Grésivaudan. En 2009, il interprète le Concerto pour violon de Tchaïkovski sous la direction de Carlos Dourthé, chef assistant de Kurt Masur.
Avec sa sœur Sarah Jacob et l’altiste Jérémy Pasquier, il fonde un trio à cordes primé au Forum de Normandie, qui  bénéficie des conseils de Jean Mouillère et Bruno Pasquier. En 2010, le trio entre dans la classe du quatuor Ysaÿe.
Raphaël Jacob intègre l’Orchestre de Paris en 2011.

Il joue un violon d’Andrea Guarneri de 1744 prêté par le Fonds Instrumental Français.

Samedi 16 septembre 2017

Ronald Martin Alonso, viole de gambe

Né à La Havane, en 1980, Ronald Martin Alonso est un violiste franco-cubain, résidant à Paris. Il fait ses débuts dans la musique ancienne au sein de l’ensemble Ars Longa (dir. Teresa Paz). L’ensemble se produit dans les plus importants festivals en Europe et collabore avec les chefs Claudio Abbado et Gabriel Garrido. Ses enregistrements de musique baroque latino-américaine sont primés par la critique spécialisée (Diapason d’Or, Choc du Monde de la Musique, ffff Télérama, 10 de Répertoire).

Il collabore régulièrement avec des ensembles de renoms comme Cappella Mediterranea (Leonardo García-Alarcón), Il Festino (Manuel de Grange), Fuoco e Cenere (Jay Bernfeld), Les Traversées Baroques (Etienne Meyer), Stravaganza (Thomas Soltani), Desmarest (Ronan Khalil), La Chapelle Rhénane (Bénoit Haller), les Métaboles (Léo Warinsky) et se produit dans les plus importants festivals en Europe, Amérique Latine, Moyen-Orient et aux Etats-Unis.

Il enregistre pour ARTE et RAI Uno la musique de la série Odysseus (B. Grimaldi) et celle de la série « Versailles » pour CANAL+. En 2015 il réalise son premier enregistrement solo « Les Folies Humaines » – Marin Marais. Il participe à la création de « Trois enfants dans la fournaise » de Philippe Hersant avec le CMBV et la Maîtrise de Radio France sous la direction de Sofie Jeannin ainsi qu’au festival « Les Voix Humaines » à La Havane avec l’ensemble Desmarest. En 2016 il crée « Hypnos », pièce de Philippe Hersant pour deux violes de gambe au Festival des Forêts à Compiègne et participe à la production de l’opéra « Eliogabalo » de Francesco Cavalli à l’Opéra de Paris sous la direction de Leonardo García Alarcón. En 2017 il participe à la nouvelle production de l’Orfeo de Claudio Monteverdi également sous la direction de Leonardo García Alarcón. Il se produira au Concertgebouw d’Amsterdam, à Utrecht, à l’Opéra Royal de Liège, à l’Opéra de Lyon, au Teatro Colón de Buenos Aires, à Rio de Janeiro, Sao Paulo, Montevideo, au Festival de Saint-Denis et au Festival d’Ambronay. Il sera également au Dutch National Opéra à Amsterdam pour la reprise de l’opéra « Eliogabalo » de Francesco Cavalli.

Diplômé en guitare classique et contrebasse au Conservatoire de La Havane, boursier du Centre International des Chemins du Baroque, il obtient en 2007 le Diplôme de Spécialisation en viole de gambe dans la classe de Rebeka Ruso et le Diplôme de Musique de Chambre avec Martin Gester au CRR de Strasbourg. Ensuite il obtient en 2010 le Diplôme d’Études Musicales Supérieurs en viole de gambe au CRR de Paris auprès d’Ariane Maurette, avec les félicitations du jury à l’unanimité. Il participe à plusieurs académies et master-classes : Jordi Savall et Christophe Coin au Royal College à Londres, Marianne Müller au CRR de Paris, Académie Baroque du Périgord Noir (M. Laplénie), Académie Baroque Européenne d’Ambronay (M. Gester), et l’Académie Baroque de Montfrin (G. Garrido). Avec l’ensemble Stravaganza, il obtient en 2011 le 3ème Prix ainsi que le  Prix de la Critique et des Médias  au Concours  International de musique de chambre Premio Bonporti à Roveretto (Italie), le  Prix « Graaf Unico Wilhelm » à la Van Wassnaer Competition à Amsterdam (Pays Bas) et en 2012 le Prix F.J. Aumann au Concours International H.I.F.Biber en Autriche.

IJulia Griffin, viole de gambe

Après avoir étudié la viole aux Etats Unis avec Mary Springfels, Alice Robbins et Grace Feldman, Julia Griffin a suivi en France l’enseignement de Christophe Coin.

Munie d’un doctorat de musicologie (Université de Caroline du Nord, Chapel Hill), elle a enseigné dans plusieurs universités, où elle a dirigé les ensembles de musique ancienne. Elle a animé de nombreux ateliers de viole de gambe (notamment pour la Viola de Gamba Society of America), activité qu’elle continue en France. En parallèle, elle a poursuivi une carrière d’instrumentiste, jouant en soliste et avec divers ensembles, comme Sagittarius, Jacques Moderne, Absalon, Almasis, Sweete Musicke (consort de violes) ou les Leçons Royales, elle a participé à de nombreux concerts et enregistrements de musique ancienne aux Etats-Unis, en Europe, au Japon ou en Tunisie. Elle est actuellement professeur titulaire de viole de gambe au CRD d’Issy les Moulineaux. 

Damien POUVREAU, théorbe et guitare baroque 

Guitariste classique, Damien Pouvreau se forme auprès de deux maîtres: Javier Quevedo, à l’école Nationale de Musique de Saint Germaine en Laye, où il obtient une médaille d’or de guitare classique et une médaille d’or de musique de chambre, et Alberto Ponce à l’Ecole Normale de Musique de Paris où il reçoit le Diplôme d’Exécution. Il intègre les départements de Musique Ancienne du Conservatoire National de Région de Paris dans la classe de luth de Charles-Edouard Fantin et y obtient le Diplôme d’Etudes Musicales Supérieures, option Musique Ancienne. Il se produit au sein de nombreux ensembles baroques: Sagittarius (Michel Laplénie), Les Symphonistes de Musique Baroque de Versailles (Olivier Schneebeli), et joue dans des festivals renommés: Folles journées de Nantes, Printemps des Arts, La Chabotterie, Festival du Périgord Noir. Son dernier enregistrement est Atys de Lully avec la Simphonie du Marais. Au théâtre, il travaille également avec des metteurs en scène comme J.D Monory (Les Femmes Savantes), Sophie Boulin (Esther), Alexandra Rubner (Athalie).

Sensible aux correspondances entre les arts, Damien s’engage dans la création avec son ensemble « Les Enfants de la Cour » et réalise des spectacles musicaux mêlant théâtre et danse, donnés dans des lieux prestigieux : Château de Versailles et de Fontainebleau, Cartoucherie, Nouveau Théâtre de Montreuil.

Thomas SOLTANI, clavecin

Thomas commence le clavecin à l’âge de sept ans. Premier prix au Conservatoire National de Région de Marseille en 2003 dans la classe de Christine Lecoin, il se perfectionne ensuite au sein du conservatoire supérieur d’Amsterdam dans la classe de Bob van Asperen (clavecin et basse-continue) et y obtient un prix d’excellence. Au sein de cette institution, il prend part à de nombreux projets sous la direction de Lucy van Dael, Bob van Asperen, Alfredo Bernadini, Gustav Leonhardt, se perfectionnant en orchestre comme en soliste. Il a enrichi sa formation dans de prestigieuses institutions auprès de Christophe Rousset (Académie musicale de Villecroze, Festival de Menton), Gustav Leonhardt (Sweelinck festival), Menno van Delft (Piccola Academie – Montisie), Françoise Lengellé, Hugo Reyne, et enfin auprès d’Olivier Baumont au sein du CNSM de Paris.

Thomas Soltani se produit régulièrement en soliste et continuiste, au clavecin et à l’orgue dans de nombreux festivals internationaux avec des musiciens comme Jean-Marc Apap, Frédéric Chatoux, Igor Ruhadze. Il a reçu en 2011 la médaille de bronze de l’Académie Arts Sciences et Lettres.

Vedado Musica

L’ensemble Vedado Musica est une formation à géométrie variable associant différents instrumentistes et chanteurs selon les besoins du répertoire, sous la direction du violiste Ronald Martin Alonso. L’ensemble se spécialise dans l’interprétation du répertoire européen et latino-américain de la renaissance à la fin du baroque sur instruments d’époque.

L’intérêt de Ronald Martin Alonso pour les musiques actuelles et la fusion des différentes expressions artistiques le mène également à collaborer avec des compositeurs contemporains comme Bernard Grimaldi, Etienne Meyer, Jean-Baptiste Médard (Leçons de Ténèbres, 2014) et Philippe Hersant (Hypnos, pièce pour 2 violes, 2016).

C’est en 2011 que l’ensemble réalise son premier projet autour de l’œuvre sacrée et profane du compositeur cubain du XVIIIème siècle Esteban Salas. Il s’ensuivra de nombreuses collaborations avec des artistes de renom comme le violoniste cubain Reynier Guerrero et la claveciniste Jennifer Vera. Les musiciens de l’ensemble, diplômés des plus grands conservatoires européens (Paris, Lyon, Strasbourg, Amsterdam, Genève, Bruxelles) sont membres permanents des plus grands orchestres baroques actuels et se produisent en concert sous la direction de chefs comme Leonardo García Alarcon, Benoit Haller, Jérôme Corréas, Jean-Claude Malgoire, David Stern, Hugo Reyne, ou Olivier Schneebeli.

L’ensemble Vedado Musica est fréquemment l’invité de festivals en France et à l’étranger (Festival Baroque du Mont-Blanc; Format Raisins; Journées musicales d’Automne à Souvigny; Museo de la Citta di Cremona; Teatro Nacional deQuito, Equateur; Festival de música antigua de Lima, Pérou). Il se produit régulièrement à la Maison de la Radio à Paris, à l’invitation de Gaëlle Le Gallic, Xavier Carrère et Edouard Fouré-Caul-Futy.

En 2015, l’ensemble enregistre son premier CD dédié au compositeur français Marin Marais, Les Folies humaines.

Samedi 24 juin 2017

Hélène Schmitt, violoniste

Après des études de violon baroque à Bâle auprès de Chiara Banchini et de basse continue avec Jesper Christensen, Hélène Schmitt, lauréate de trois prix internationaux, consacre sa carrière à la musique ancienne. Sa volonté d’exhumer un répertoire parfois tombé dans l’oubli la distingue clairement sur la scène et dans sa discographie consacrée au XVIIème et XVIIIème siècles qui inclut aussi bien les Sonates et Partitas pour violon seul de Bach que les Sonates pour violon et basse continue d’Ignazio Albertini (Diapason d’Or 2002) ou encore les Ayres for the violin de Nicolas Matteis. Elle a enregistré sept disques en soliste pour le label Alpha et un dernier, les Sonates du Rosaire de Biber pour le label Aeolus, unaniment salué par les amateurs de cette oeuvre immense.

Hélène Schmitt montre une fidélité renouvelée à des partenaires tel le claveciniste Jörg-Andreas Bötticher, le violoncelliste Gaetano Nasillo, ou encore le luthiste Eric Bellocq. En 2008, elle conçoit auprès du danseur et chorégraphe Raphaël Cottin le duo Sei solo. Invitée sur les grandes scènes d’Europe, mais aussi au Japon, aux États-Unis et en Amérique latine, Hélène Schmitt enregistre régulièrement pour France-Musique, Radio-Classique, la Hessische Rundfunk, la Deutschlandfunk et de nombreuses radios européennes et La  Dive Note s’honore de sa participation régulière à ses concerts parisiens sur jardin.

François Guerrier, claveciniste

Né en 1980, François Guerrier a étudié le clavecin et la basse continue au Conservatoire national de région de Caen, puis s’est perfectionné au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, obtenant son premier prix en 2001. Parallèlement, il s’est formé à l’orgue en autodidacte, approfondissant le répertoire classique français. Dans la continuité de cet apprentissage, il est aujourd’hui l’un des titulaires de l’orgue de Notre-Dame-de-Guibray, à Falaise (14), un Parisot de 1746, un des plus beaux instruments classiques de France. Aujourd’hui à l’orée d’une carrière exceptionnelle de claveciniste, François Guerrier s’est fait remarquer en récital comme en musique de chambre. Il se produit avec des ensembles comme le Mercure galant (direction, Serge Saitta), les Cyclopes (Thierry Maeder), Capriccio stravagante (Skip Sempé) et l’ensemble de chanteurs la Salamandre, spécialisé dans la musique de la Renaissance. Il a déjà participé à plusieurs enregistrements, notamment du CD Couperin d’Élisabeth Joyé (Alpha) et un CD Mazzocchi avec Jill Feldman et Kenneth Weiss (AS Musique).

http://www.musimem.com/Leclair.htm

Samedi 13 mai 2017

Olivier Greif, compositeur et pianiste

Olivier Greif est né le 3 janvier 1950 à Paris. Son père avait lui-même étudié le piano en Pologne avant d’émigrer en France et de devenir médecin. Enfant prodige, Olivier découvre le piano à trois ans dans un jardin d’enfants. Entré au CNSM à dix ans, il étudie le piano avec Lucette Descaves et la composition avec Tony Aubin. Il se perfectionne à New York auprès de Luciano Berio et crée une première série d’œuvres très personnelles, à l’écart des courants en vogue, de 1961 à 1981. Puis il cesse de composer pendant une dizaine d’années pour se consacrer à une “recherche spirituelle” auprès d’un maître indien établi à New York.

À partir de 1991, il écrit une nouvelle série d’œuvres, intenses et sombres. Il évoque des sujets qui ont marqué son enfance: la guerre, le séjour de son père à Auschwitz, la disparition d’une grande partie de sa famille dans les camps. Il met notamment en musique des poèmes de Paul Celan.

Gravement malade à deux reprises, Olivier Greif meurt brutalement le 13 mai 2000.

http://www.oliviergreif.com/association/

https://www.francemusique.fr/personne/olivier-greif

Vincent le Texier,  baryton-basse

Vincent le Texier parcourt les scènes du monde entier en explorant plus de deux siècles d’art lyrique. Du baroque (Platée de Rameau) à la création contemporaine (Kagel, Constant, Aperghis, Levaillant, Saariaho, Giraud, Rautavaara, Manoury, Fénelon, Testi…) en passant par Mozart (Leporello, Don Giovanni, le Conte, Alfonso), l’opéra du XIXème (Il Barbiere di Siviglia, Der Freischütz, La Damnation de Faust, Le Vaisseau Fantôme, Faust, Carmen, Les Contes d’Hoffmann…) et du XXème siècle (Tosca, Salomé, Don Quichotte, Die Florentinische Tragödie, L’Amour des trois Oranges, Katia Kabanova), guidé par l’intérêt musical et théâtral des rôles qu’il aborde. Il a tient également à laisser toute leur place au lied et à la mélodie, au disque comme en récital.

Agrégé d’arts plastiques, Vincent le Texier commence l’étude du chant avec U.Reinemann puis entre à l’Ecole d’Art Lyrique de l’Opéra de Paris. Les rencontres avec Hans Hotter, Christa Ludwig, Elisabeth Schwarzkopf seront décisives dans l’orientation de sa carrière. Ses talents de comédien en font aussi un interprète apprécié des plus grands metteurs en scène, comme Bob Wilson, Lavaudant, Savary, Marthaler.

Ses débuts se feront avec le rôle de Golaud dans Pelléas et Mélisande, qu’il interprètera ensuite sur les scènes du monde entier. Il chante sous la direction des plus grands chefs parmi lesquels Lombard, Minkowski, Nagano, Krivine, Eschenbach, Chung, Muti, Jordan et interprète les personnages de Jaroslav Prus dans L’affaire Makropoulos de Janacek à l’Opéra Bastille et de Don Estoban dans Der Zwerg de Zemlinsky au Stattsoper de Munich. Il chante ensuite à La Monnaie, Claudius dans Hamlet d’A.Thomas (sous la direction de Minkowski et dans la mise en scène d’Olivier Py) et Gessler dans une version concertante de Guillaume Tell de Rossini (sous la direction d’E.Pido). Il créera les rôles de Bernard Baer dans l’opéra de Hurel, Les Pigeons d’Argile, au Capitole de Toulouse (mise en scène de M.Clément) et de Herr Knarre et du Camp Commander dans l’opéra de M.A Dalbavie, Charlotte Salomon, au Festival de Salzburg (mise en scène de Luc Bondy).

Il se produit également en tournée dans un récital Mahler (Kindertotenlieder / Rückertlieder) sous la direction de Daniel Kawka. En novembre 2017, il retrouvera le rôle de Saint François d’Assise sous la direction de Sylvain Cambrelingd, pour la création, dans sa version intégrale, du chef d’oeuvre d’Olivier Messiaen au Japon.

Vincent le Texier est à la tête d’une riche discographie, souvent dans des répertoires rares. On citera entre autres Marin Marais, Grétry, Ropartz, Ernest Bloch, Nadia Boulanger.

Philippe Hattat, pianiste

Né en 1993, Philippe Hattat a travaillé avec Jean-François Heisser et Jean-Frédéric Neuburger au CNSM de Paris. Il a depuis obtenu plusieurs prix internationaux, notamment au Concours International de piano d’Orléans 2016.

Son expérience professionnelle est déjà considérable. En résidence à la Fondation Singer-Polignac, il se produit au Festival de La Roque d’Anthéron, à La Folle Journée de Nantes, joue avec l’Ensemble Inter-Contemporain, l’Orchestre Poitou-Charente. Philippe Hattat est également compositeur, pratique l’orgue, le clavecin, le violoncelle, le chant grégorien. Il s’intéresse à l’ethnomusicologie, aux sciences, à la philosophie, à la linguistique comparative.

En 2016 il a assuré avec Loiseleur des Longchamps la création mondiale du cycle Imago Mundi d’Olivier Greif.

http://www.oci-piano.com/fr/laureat/philippe-hattat/

Takuya Otaki, pianiste

Né au Japon, Takuya Otaki est âgé de 30 ans. Il a étudié à l’Université des Lettres de Aichi (Japon) dans la classe de Yuzo Kakeya et Vadim Sakharov. Il a obtenu les Prix Kuwabara, Best Student Price et Niwapromotion et le premier prix du Concours international de piano en 2016. Après avoir étudié deux années dans la classe de Thomas Hell à la Musikhochschule de Stuttgart, il poursuit depuis 2015 un Master en Musique Contemporaine. C’est en effet tout naturellement, qu’après une formation classique, il met au service du répertoire contemporain son talent et sa virtuosité. Science des plans, écoute aigüe et attentive des résonances et harmoniques mais aussi mise en valeur des couleurs et des rythmes, le piano de Takuya Otaki est celui de Falla comme celui de Crumb, imaginatif et empreint de douceur et de violence.

http://www.oci-piano.com/fr/laureat/takuya-otaki/

Samedi 29 avril 2017 – 20h

Edna Stern, pianiste et pianofortiste

Edna Stern débute son apprentissage musical à l’âge de 6 ans et passe par la Rubin Academy de Tel Aviv puis par la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Bruxelles. Elle a l’occasion de jouer devant Martha Argerich qui lui prodigue ses conseils, puis entre en 1996 dans la classe de Krystian Zimerman à Bâle pour y étudier pendant 4 ans, et se perfectionne enfin une année auprès de Leon Fleisher à l’institut Peabody de Baltimore. La rencontre avec la violoniste Amandine Beyer lors de ces années d’apprentissage sera déterminante dans le façonnement de sa personnalité musicale.

La découverte du pianoforte en 2003 à Paris lui permet de porter sur son répertoire un regard différent. Un premier disque en 2005, Chaconne, reçoit des critiques élogieuses et initie un intense parcours musical : les salles et festivals les plus courus l’invitent régulièrement à se produire seule, en formation de chambre ou avec orchestre, notamment en compagnie d’Ophélie Gaillard, du Quatuor Ebène, de l’Orchestre Philharmonique de Radio France …
L’enseignement au Royal College of Music de Londres depuis 2009 complète son riche parcours. Elle est aujourd’hui une pianiste adulée et ses enregistrements remportent régulièrement les plus grandes récompenses.

Elle propose ici un programme qui met en évidence la filiation d’Hélène de Mongeroult avec la musique de Haydn, Schumann et Mendelssohn, du classicisme au romantisme, en alternant leurs pièces et celles de la compositrice à laquelle elle vient de cosacrer un enregistrement chez Orchid Classics.

 

Edna Stern en 6 dates :

1996 : se perfectionne auprès de Krystian Zimerman pendant 4 ans
2000 : lauréate du Concours International Senigallia
2003 : découvre le pianoforte
2005 : parution de son premier disque Chaconne en collaboration avec la violoniste Amandine Beyer
2009 : commence à enseigner au Royal College of Music de Londres
2013 : publication du récital Piano des Lumières, de Bach à Mozart

https://www.francemusique.fr/personne/edna-stern

Site officiel

Hélène de Montgeroult

Reconnue en France comme la meilleure pianiste de son temps, Hélène de Montgeroult (1764-1836) fut nommée professeur de piano au Conservatoire en 1795, bien qu’elle n’ait jamais donné de concert public. « Femme libre », elle adopta des valeurs d’une réelle modernité, refusant de se réfugier dans le statut de victime malgré des aventures aussi incroyables que malheureuses. Sa vie l’entraîna à composer une musique d’intériorité refusant le « commerce de la virtuosité » alors en pleine expansion. Par ses valeurs alternatives et cette distance avec son temps, sans concessions ni compromissions artistiques, Hélène de Montgeroult appartient désormais au nôtre. Qualifiée de « savante musicienne » et donc peu comprise alors en France, elle n’en composa pas moins une musique où l’émotion se mêle profondément à la science.
Elle aimait entendre l’opéra italien autant que jouer ses contemporains Mozart et Haydn et fut la première à faire connaître aux pianistes le style de Johann Sebastian Bach. Son monumental Cours complet, commencé vers 1788 et publié vers 1812, montre aussi que le piano romantique était déjà présent à Paris sous la Révolution et l’Empire – bien avant l’essor de Mendelssohn et de Schumann.

Jérôme Dorival, Hélène de Montgeroult, La Marquise et la Marseillaise, Ed. Symétrie

(couverture de Hélène de Montgeroult)

Voir aussi

http://philharmoniedeparis.fr/sites/default/files/documents/npa_montgeroult_23fev_16708.pdf

Samedi 15 avril 2017 – 20h

Mathieu Dupouy, claveciniste, pianofortiste, clavicordiste

Né en 1977, Mathieu Dupouy a étudié au CNSM de Paris avec Christophe Rousset et obtenu les premiers prix de clavecin et basse continue à l’unanimité, suivis d’un cycle de perfectionnement avec Pierre Hantaï, Olivier Baumont et Christophe Coin. Il a étudié parallèlement au CNR de Paris le pianoforte avec Patrick Cohen et l’orgue avec Georges Guillard. Il se consacre actuellement à part égale au clavicorde, au pianoforte et au clavecin. Son répertoire s’étend à la musique contemporaine avec des créations de François-Bernard Mâche, Bruno Mantovani, Ivan Fedele, Brice Pauset, Richard Dubugnon… Il interprète à de nombreuses reprises en sa présence les Citations d’Henri Dutilleux, pour lesquelles il a pu profiter des conseils du compositeur.

Il joue également au sein de différents ensembles et orchestres : XVIII-21, Elyma, les Musiciens du Louvre, les Talents lyriques, les Paladins, le Concert d’Astrée, Opéra de Paris, Opéra d’Amsterdam…

Inspiré par les interprètes enregistrés au début du XXe siècle, il recherche chez eux les témoignages vivants d’une authenticité musicale. Il se passionne également pour les musiques traditionnelles, le jazz ou la littérature, dans lesquels il voit les racines de notre musique et trouve une source d’inspiration et de liberté.

Il a publié plusieurs disques, consacrés aux Sonates et Fantaisies pour clavicorde de CPE Bach (ffff Telerama), aux Sonatespour clavecin de Domenico Scarlatti (ffff Telerama), aux Sonates pour pianoforte de Haydn, aux Leçons de Ténèbres de François Couperin (ffff Telerama), aux Concertos de Chopin dans leur version de chambre pour pianoforte et pianino. Son dernier disque consacré aux Sonates Palatines pour pianoforte et violon de Mozart avec David Grimal est sorti en 2016.

Une jolie légende sur les Variations Goldberg?
« Cette œuvre admirable se compose de trente variations dans lesquelles se trouvent entremêlés des canons combinés à toutes sortes d’intervalles et de mouvements, depuis l’unisson jusqu’à la neuvième; la mélodie en est facile et coulante. Il se trouve aussi une fugue régulière à quatre parties et d’autres variations très brillantes pour deux clavecins [sic Variationen für 2 Claviere, sous entendu « clavecin à deux claviers »], enfin un quodlibet, comme il l’appelait, et qui suffirait à lui seul à rendre son auteur immortel. Il n’occupe pourtant point le premier rang de ce recueil.

Ces variations sont un modèle d’après lequel toutes les variations du monde devraient être faites, quoique, pour des raisons faciles à comprendre, la chose n’ait jamais été tentée par personne. Nous en sommes redevables au comte Kayserling, ancien ambassadeur de Russie à la cour de l’Électeur de Saxe. Il résidait souvent à Leipzig et amenait avec lui Goldberg, que nous avons cité ci-dessus comme ayant reçu de Bach des leçons de musique. Le comte, plein d’infirmités, avait de nombreuses nuits d’insomnie. À cette époque, Goldberg vivait dans la maison de l’ambassadeur et couchait dans une chambre attenante à celle de ce dernier, pour être prêt à lui jouer quelque morceau s’il s’éveillait. Le comte dit un jour à Bach qu’il aurait aimé avoir pour Goldberg quelques morceaux de clavecin. Ces morceaux devaient être d’un caractère plutôt calme et plutôt joyeux, afin qu’ils le pussent récréer pendant ses nuits de repos. Bach pensa que ce but serait atteint à souhait à l’aide de variations. Il avait considéré jusqu’alors comme un travail bien ingrat ce genre de composition, dans lequel l’harmonie a périodiquement des tours semblables : mais il était dans cette phase de son existence où il ne pouvait toucher une plume sans produire un chef d’œuvre. Les variations subirent le même sort ; elles sont l’unique modèle de ce genre qu’il nous ait laissé. Toujours, le comte les appelait ses variations. Il ne se lassait jamais de les entendre, et dans la suite, pendant ses longues insomnies, il avait coutume de dire : « Cher Goldberg, jouez-moi donc, je vous en prie, une de mes variations ». Jamais peut-être Bach ne reçut pour aucun de ses ouvrages une aussi belle récompense ; car le comte lui fit cadeau d’un gobelet d’or empli de cent louis d’or. Mais la valeur de cet ouvrage, comme œuvre d’art, ne se pouvait payer, le cadeau eût-il été mille fois plus considérable encore. Il est important d’observer que les planches gravées de ces variations portent des errata importantes que l’auteur s’est empressé de corriger sur son exemplaire. »

Johann Niklaus Forkel, Sur la vie, l’art et l’œuvre de Jean Sébastien Bach, Flammarion (1ère publication à Leipzig, 1802)

 

Vie De Jean-Sébastien Bach de johann-nikolaus forkel

Et le conseil de Falado: John Eliot Gardiner, Musique au château du ciel, un portrait de Jean-Sébastien Bach, Flammarion, 2014

Musique au château du ciel

Samedi 1er avril 2017 – 20h

Mahoko Nakono, pianiste 

Née au Japon, Mahoko Nakano débute le piano à l’âge de quatre ans. A dix ans, elle joue pendant six mois dans l’émission hebdomadaire « Leçon de piano » de la NHK. Après avoir le 1er prix de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Vienne en Autriche, Mahoko Nakano poursuit ses études à l’École Normale Supérieure de Musique de Paris où elle obtient le Diplôme Supérieur de Concertiste à l’unanimité. Elle se perfectionne ensuite au  Canada, au Banff Center for the Arts.

Lauréate des concours internationaux, le Grand Prix Rovere d’Oro, IBLA Grand Prize, Albert Roussel (Sofia), Masterplayers International Music Competition, Guilde Française… Mahoko Nakano se produit en France et dans le monde entier comme soliste et comme musicienne de chambre, elle a fait de nombreuses apparitions dans plusieurs festivals en Asie, en Europe et au Canada. Elle enseigne actuellement à la « Ferris University » au Japon.

Elle fait régulièrement La Dive Note le plaisir de sa présence et de la grande diversité de ses choix musicaux, où son élégance et sa virtuosité ne manquent  jamais de s’affirmer.

Kozaburo Y. Hirai (平井康三郎 Hirai Kōzaburō), compositeur

Né le 10 septembre1910 et mort le  30 novembre 2002,  il étudie le violon au Conservatoire de Tokyo  jusqu’en 1934, puis  devient l’élève de  Klaus Pringsheim,  le directeur  l’orchestre symphonique de chambre de Tokyo de 1941 à 1946,  qui avait lui même été formé par Gustav Malher.  Kozaburo Y. Hirai a composé de pour toutes les formations, orchestre, piano ou instruments japonais traditionnels. Ses oeuvres majeures:

  • Cantate « Fujiyama » pour chœur et orchestre de cordes
  • Pastorale pour clarinette et ensemble de cordes (ou clarinette et piano)
  • 3 Caprices pour violon solo
  • Paraphrase on a Japanese Folk-tune Sakura, sakura pour violoncelle et piano
  • Variations on the Theme of « Kojo no tsuki«  pour piano
  • Japanese Flute pour voix et piano
  • Narayama pour voix et piano
  • Le berceau pour voix et piano
  • 39 Songs of Japanese Flowers pour voix et piano

Samedi 4 février 2017 – 20h

Pierre STRAUCH, compositeur

Né en 1958, Pierre Strauch effectue ses études musicales à Strasbourg avec Jean Deplace pour le violoncelle et René Schmitt pour l’analyse musicale. Lauréat du premier concours Rostropovitch en 1977 à La Rochelle, il entre peu après à l’Ensemble Intercontemporain de Pierre Boulez, dont il est toujours membre.

Parallèlement à son activité d’interprète, qui lui permet de réaliser de très nombreuses créations, il se consacre à la pédagogie, à la direction d’orchestre et à la composition, celle-ci occupe une place importante dans ses préoccupations. Son œuvre comporte des solos, des pièces de musique de chambre, des pièces d’ensemble et de la musique vocale.

Avec Diógenes Rivas et Antonio Pileggi, il fonde le festival A Tempo de Caracas. Deux pièces majeures du répertoire récent de violoncelle lui sont dédiées : Le Livre de Pierre, d’Alain Banquart et Wie ein Toter de Jean-Pascal Chaigne.

Emmanuelle Ophèle, flûte

Formée à l’École de musique d’Angoulême, elle étudie auprès de Patrick Gallois et Ida Ribera dès l’âge de treize ans, puis de Michel Debost au Conservatoire de Paris (CNSMDP), où elle obtient un premier Prix de flûte. Elle entre à l’Ensemble intercontemporain à 20 ans. Attentive au développement du répertoire et aux terrains d’expression offerts par la technologie, elle prend rapidement part aux créations recourant aux techniques les plus récentes : La Partition du ciel et de l’enfer pour flûte Midi et piano Midi de Philippe Manoury ou …explosante fixe… pour flûte Midi, deux flûtes et ensemble instrumental de Pierre Boulez. Elle participe également en 2005 à l’enregistrement du Marteau sans maître sous la direction du compositeur.

Emmanuelle Ophèle est professeur au Conservatoire de Montreuil sous Bois et l’ouverture sur un large répertoire, du baroque au contemporain en passant par le jazz et l’improvisation, est un axe majeur de son enseignement.

Sona Khochafian, violon

Après des premières études musicales à Alep auprès du professeur russe Michel Boricenko, Sona Khochafian poursuit son cursus supérieur au CNSM de Paris et se perfectionne plusieurs années auprès de Dominique Hoppenot. Membre des ensembles A Tempo, Kaléidocolage, Arcema, 2e2m et violon solo de l’orchestre Les Musiciens d’Ose, elle les répertoires classiques et contemporains. Elle effectue de nombreuses créations en collaborant avec les compositeurs Adriana Hölszky, Francisco Luque, Jean-Baptiste Devillers, Pierre Strauch, Diogenes Rivas, Patrick Marcland, Carlos Graetzer, Nicolas Vérin, Alain Bancquart, Paul Méfano.

Titulaire du Certificat d’Aptitude, Sona Khochafian fait partie des missions-conseils en Ile-de-France et enseigne au Conservatoire à Rayonnement Départemental du Grand Paris Sud.

http://www.ensembleinter.com/fr/31solistes

Samedi 4 février 2017 – 20h

Mariam Sarkissian, mezzo-soprano

Moscovite d’origine, parisienne depuis 1996, élève et disciple de la grande mezzo-soprano Zara Doloukhanova, célèbre chambriste et rossinienne baptisée la Viardot russe par la presse occidentale, Mariam Sarkissian est diplômée de l’Ecole Normale de Musique de Paris (Master Concertiste). Elle se spécialise dans le belcanto, la mélodie et la musique de chambre.

Lauréate de concours internationaux, elle s’est produite à l’opéra (Rosina dans Il Barbiere di Siviglia, Angelina dans La Cenerentola, Cherubino dans Le Nozze di Figaro, Oreste dans La Belle Hélène d’Offenbach, le rôle-titre dans Zanetto de Mascagni) et en concert au Théâtre du Capitole de Toulouse, à l’Opéra de Nice, l’Opéra de Toulon, l’Opéra de Massy, la Salle Cortot, la Salle Gaveau. Elle a participé au Renaissance Festival (Israel), au Festival de Belle-Ile, au Festival d’Antibes, sous la baguette de chefs tels que Dominique Rouits, Jean-Marie Zeitouni, Benjamin Pionnier, Philip Walsh, Jean-Louis Petit, Balázs Máté, Iñaki Encina Oyon, Florin Totan…

Depuis 2014, Mariam Sarkissian est particulièrement passionnée par l’enseignement, ainsi que par la recherche et la découverte d’un répertoire de musique de chambre vocale nouveau, méconnu ou injustement oublié. Elle en fait des enregistrements auprès des labels internationaux, se produit en Europe, aux États-Unis et en Israël. Sa nouvelle démarche chambriste est saluée par la presse spécialisée. Elle est nommée « maître incontestable de la romance » par le Gramophone Magazine et reçoit en 2015 l’Orphée d’Or de l’Académie Française du Disque Lyrique pour son CD  »Tristesse des choses », cycles français de César Cui et Piotr Tchaïkovski.

© Brilliant Classics 2015

http://www.mariamsarkissian.com

Daniel Propper, piano

Né à Stockholm, encouragé depuis son plus jeune âge par Gunnar Hallhagen et Tatiana Nikolaïeva, lauréat d’un grand nombre de récompenses et de prix dont, en 1990, la plus importante bourse jamais octroyée par l’Académie Royale de Musique de Suède, Daniel Propper fait ses études à la Juilliard School de New York, puis se perfectionne au CNSM de Paris auprès de Jaques Rouvier et Gérard Frémy.

Il collabore avec des musiciens de renom international tels qu’Alexandre Brussilovsky, Julian Milkis, Anton Martynov, Mark Drobinsky, Emmanuelle Bertrand, Noël Lee, Dominique Rouits, Emmanuel Krivine, Yutoka Sado…

Il se produit en concert avec l’Orchestre Symphonique de Stockholm, Orchestre de Malmö, Orquestra Nacional do Porto, Orchestre National d’Ile de France, Orchestre de l’Opéra de Massy, en récital à la Salle Cortot, Salle Adyar, Wigmore Hall (Londres), Cité interdite (Pékin), Festival Boris Brott (Canada), Festival de Salzburg…

Fasciné par le chant, il compte de nombreuses collaborations autour de la voix et la mélodie.

http://www.danielpropper.com

Samedi 21 janvier 2017 – 20h 

Clément Mao – Takacs

La carrière de ce jeune chef d’orchestre commence à l’âge de 15 ans, lorsqu’il dirige son premier concert à la Salle Gaveau à Paris. Lauréat du Festival de Bayreuth, il a reçu le Prix « Jeune Talent » 2008 décerné par la Fondation del Duca (Institut de France / Académie des Beaux-Arts).

Assistant de Janos Komives à l’Opéra National de Budapest (2002), Clément Mao – Takacs sera ensuite durant cinq années (2003-2008) celui de Gianluigi Gelmetti, le directeur musical de l’Opéra de Rome. Parallèlement, il reprend la direction musicale (2004-2010) de l’orchestre Sérénade. Diplômé du Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) ainsi que de l’Accademia Chigiana de Sienne, il est le premier chef d’orchestre à devenir lauréat de la Fondation Cziffra en 2013. Il a été invité par la Camerata Strumentale « Città di Prato », l’Ensemble à vents du CNSMDP, le Festival Orchestra de Sofia, les ensembles Aquilon et Initium, et a entamé une collaboration avec Avanti! Chamber Orchestra. À l’automne 2016, il est invité par l’Orchestre de Bretagne et fait ses débuts américains à New-York avec ICE Ensemble.

Sa maîtrise technique, sa connaissance étendue du répertoire et son exigence sont reconnues et appréciées aussi bien dans la musique classique que contemporaine, avec une dilection particulière pour la période charnière 1850-1950. Il est le dédicataire et le créateur de nombreuses pièces (Bargielski, Ballereau, Komives, Feldman, Sikorski, Svensson, Letouvet, Adams, Saariaho, Tarnanen, Stubbe-Tejbjaerg, Mu-Xuan Lin, Vincze, Ashton, Lang, Sciarrino, Koskinen) et un spécialiste de la musique de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho, dont il dirigera la musique à New-York 2016/2017, ainsi que dans le cadre du festival Présences de Radio-France.

Le répertoire lyrique est important pour cet amoureux de la littérature et de l’art dramatique qui conçoit l’opéra comme le lieu d’intenses collaborations. Sa rencontre avec Peter Sellars fut déterminante et il entretient des liens d’amitiés avec plusieurs acteurs et metteurs en scènes (Olivier Py, Michel Fau…) aux univers variés au premier rang desquels il faut citer Aleksi Barrière ,avec lequel il a créé et codirige la compagnie La Chambre aux échos.

Il fonde en 2011 Secession Orchestra, dont il assure la direction musicale et artistique et donne de nombreux concerts en France et en Europe. Outre sa saison de concerts symphoniques parisiens, Secession Orchestra s’est notamment produit en compagnie des comédiens Charles Berling, Didier Sandre, Antoine Duléry, Claude Jamain, Laurence Cordier, Julie Depardieu et Brigitte Fossey et a ouvert avec l’édition 2015 du festival de Deauville dans un programme Webern, Wagner, Mahler acclamé par la critique; on l’entendra en 2017 à l’Auditorium du Louvre ainsi qu’au Festival Présences de Radio-France. Clément Mao – Takacs et Secession Orchestra sont en résidence à la Fondation Singer-Polignac ainsi qu’au Festival de Saint-Denis depuis deux ans.

Clément Mao – Takacs vient d’enregistrer la pièce Adieu de Stockhausen (Crystal Classics), ainsi qu’un disque consacré à Jacques Ibert (Timpani) qui a reçu 5 diapasons par le magazine DIAPASON.

Jérôme Bastianelli

Membre de la société des amis de Marcel Proust, Jérôme Bastianelli établi et annoté « Proust, Ruskin » ouvrage édité en avril 2015 dans la collection «Bouquins» de Robert Laffont qui présente les deux traductions de Ruskin par Proust, enrichies des textes qu’il avait rédigés sur ce penseur britannique. Dans cette même collection, Jérôme Bastianelli a participé aux dictionnaires  Tout MozartTout Bach et  Tout Verdi .

Il est également l’auteur des biographies de Federico Mompou (Payot Lausanne, 2003), Félix Mendelssohn (Actes Sud, 2008), Piotr Ilitch Tchaïkovski (Actes Sud, 2012). La dernière, consacrée à Georges Bizet, est parue en septembre 2015, dans la collection Classica des éditions Actes Sud.

Il écrit régulièrement dans le magazine Diapason et occupe actuellement les fonctions de directeur général délégué au musée du quai Branly.

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Marcel Proust

L’année précédente, dans une soirée, il avait entendu une œuvre musicale exécutée au piano et au violon. D’abord, il n’avait goûté que la qualité matérielle des sons sécrétés par les instruments. Et ç’avait déjà été un grand plaisir quand au-dessous de la petite ligne du violon mince, résistante, dense et directrice, il avait vu tout d’un coup chercher à s’élever en un clapotement liquide, la masse de la partie de piano, multiforme, indivise, plane et entrechoquée comme la mauve agitation des flots que charme et bémolise le clair de lune. Mais à un moment donné, sans pouvoir nettement distinguer un contour, donner un nom à ce qui lui plaisait, charmé tout d’un coup, il avait cherché à recueillir la phrase ou l’harmonie – il ne savait lui-même – qui passait et qui lui avait ouvert plus largement l’âme, comme certaines odeurs de roses circulant dans l’air humide du soir ont la propriété de dilater nos narines. Du côté de chez Swann 

Remerciements au blog Proustpourtous, page du 04/01/17

Samedi 10 Décembre 2016 – 20h 

Martha COOK

Martha Cook, claveciniste d’origine américaine, a étudié le clavecin avec Alan Curtis et Gustav Leonhardt et la musicologie à l’University of California, Berkeley.

Elle a formé de jeunes musiciens dans différents conservatoires (Strasbourg, Metz, Limoges, Evry…) et au Centre de Musique Baroque de Versailles. Comme continuiste et chef de chant elle a participé aux productions de l’Opéra de Lyon, l’Opéra Bastille, ainsi qu’aux festivals d’Aix-en-Provence, Innsbrück, Utrecht, la Fondation Royaumont…Elle a enregistré pour les labels Harmonia mundi, Vanguard et Arion. Son enregistrement  Die Kunst der Fuge pour le label  Passacaille a été chaleureusement salué par la critique française et internationale.

martha-cook

Paru en même temps, l’Art de la fugue, une méditation en musique (Fayard, 2015) a remporté un vif succès.
 L’Art de la fugue, inspiré par l’Evangile de Luc ?  Martha Cook défend bien son idée.
Joli tour de force que ce doublé théorique et pratique autour de L’Art de la fugue, dernier grand cycle de Johann Sebastian Bach. Une oeuvre révérée, mais à la nature controversée, et pleine de mystères non résolus. Ces énigmes, Martha Cook, claveciniste et musicologue américaine, les a patiemment disséquées. En s’appuyant sur le manuscrit autographe plutôt que sur l’édition gravée, elle a trouvé une clé d’écoute dans l’étroite relation qu’entretient le thème choisi et développé par Bach avec un passage de l’Evangile de Luc. Comme dans les cantates et les Passions, ces versets constitueraient la base d’une méditation en musique, profondément spirituelle, et bien éloignée de l’austère traité d’écriture contrapuntique que d’aucuns ont cru lire dans cet ensemble de fugues et de canons. Il n’y a là aucune certitude, juste un séduisant postulat que Martha Cook défend fort bien, en décortiquant les deux versions de L’Art de la fugue et en expliquant, entre science et théologie, foi et raison, comment on pensait au temps de Bach. Fouillée, l’analyse est plutôt recommandée aux bachophiles, mais l’enregistrement s’adresse à tout le monde. Avec élégance, chaleur et clarté, la musicienne y met sa vision à l’épreuve du clavier.

Sophie Bourdais, Télérama n°3439

 

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Le chef d’oeuvre de Bach a été longtemps présenté comme une démonstration éblouissante de tous les exploits possibles en matière de contrepoint : fugues simples, doubles, triples, en miroir, en diminution, en augmentation… C’était laisser passer inaperçu le cœur même de l’œuvre.

La claveciniste Martha Cook s’est penchée sur l’impressionnante richesse de ces pages en interrogeant non seulement la partition mais aussi le monde de Bach. Une conclusion surprenante s’est imposée : l’Art de la fugue serait véritablement le « dernier testament » du compositeur, un adieu au monde terrestre avant de se présenter aux portes du royaume de Dieu.

Loïs Belton de Lucenay, Présidente des Amis de l’Orgue de Charolles

Samedi 26 – 20h – Dimanche 27 novembre 2016 – 16h

Hélène TYSMAN

Saluée par la presse internationale pour son jeu « poétique »   (Daily Telegraph), son interprétation de Chopin « mêlant ferveur et éloquence » (Gramophone Chopin Express), « sa capacité à montrer ce qu’il y a de surhumain dans la virtuosité exigée par Liszt » (Web-Thea), « son jeu passionné et en même temps contrôlé intellectuellement » (Gothaer Allgemeine) ou encore son « toucher chaud à la sensibilité rêveuse » (The New York Times), Hélène Tysman a été finaliste du prestigieux 16ème Concours International Chopin de Varsovie en 2010 et se présente dès lors comme l’une des plus prometteuses pianistes de sa génération. Quelques années plus tôt, elle gagne le 1er Prix au Concours International Chopin de Darmstadt (Allemagne) ainsi que de nombreux autres prix en Angleterre (Newport International Competition For Young Pianists), en Allemagne (Nauen International Piano Competition), en Chine, (Hong-Kong International Piano Competition), et aux Etats-Unis (Minneapolis International Piano-e-Competition). Elle est également lauréate des Fondations Cziffra à Senlis (France) et Chopin à Hanovre (Allemagne).

Diplômée du Conservatoire de Paris (CNSMDP) où elle a étudié avec Bruno Rigutto, Pierre-Laurent Aimard et Jean Koerner, Hélène Tysman part en Autriche se perfectionner auprès du pianiste russe Oleg Maisenberg, puis en Allemagne dans la classe de Grigory Gruzman qui devient son mentor pendant près de dix ans à Hambourg et à Weimar où elle obtient son diplôme de perfectionnement (Konzertexamen). Durant ces années elle bénéficie également des conseils de grands maîtres tels que Gyorgy Sebök, Lazar Berman, Dmitri Bashkirov et Elisso Wirsaladze.

Invitée sur les scènes les plus prestigieuses  (Lincoln Center et Carnegie Hall de New York, Laeiszhalle de Hambourg, Royal Academy de Londres, Neue Weimarhalle, Shanghai City Theatre, Opera House du Caire, Cité de la Musique et salle Gaveau à Paris, Opéra d’Avignon, elle joue régulièrement dans les festivals de renoms tels que La Chaise-Dieu, Bagatelle, Nohant, Le Lubéron, Teplice (Tchecoslovaquie), Varsovie (Chopin Birthday), Munich (Gasteig « Winners Concerts Serie »). Au festival de Chaillol, en 2011, elle crée la première Sonate pour piano de François Méimoun qui lui est dédiée.

Hélène Tysman s’est produite en soliste avec des orchestres tels que le BBC National Orchestra, le Riverside Symphony Orchestra, le Minnesota Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Varsovie, l’Orchestre de Chambre de St. Petersbourg, le Hong-Kong City Chamber Orchestra, le North Czech Philharmonic Teplice Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Thüringen, l’Orchestre Régional Avignon Provence, le Cairo Symphony Orchestra, sous les directions notamment de Michel Tilkin, Ahmed El Saedi, Christoph Warren-Green, Juri Gilbo, Mark Russell Smith ou encore Antoni Wit. Depuis ses débuts en direct à la radio à l’âge de 14 ans pour l’émission « En Blanc & Noir » sur France Musique, elle est régulièrement invitée sur les ondes françaises et étrangères (notamment France Musique, France Inter, France culture et pour la télévision Mezzo). Son disque consacré à Ravel sort en automne 2016 pour Klarthe en collaboration avec la Deutschlandradio Kultur.

Attirée par de nouvelles formes artistiques, elle partage la scène avec le comédien Francis Huster dans un concert littéraire mêlant Chopin et Musset et a créé en 2013 un spectacle sur Poe et Debussy (Ce qu’a vu le vent d’ouest) choisi par les Jeunesses Musicales de France pour une tournée avec le conteur, chanteur et récitant Yanowski (mise en scène Sonia Jacob).

 
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« Mon objectif est donc la perfection technique. Je puis y tendre sans cesse, puisque je suis assuré de ne jamais l’atteindre. L’important est d’en approcher toujours davantage. L’art, sans doute, a d’autres effets, mais l’artiste, à mon gré, ne doit pas avoir d’autre but ». Toute sa vie, Maurice Ravel (1875-1937) s’est présenté comme un artiste libre. Tantôt à l’avant-garde de la modernité, tantôt garant d’une certaine tradition française, il a consacré son existence à essayer des formes musicales nouvelles, offrant des chefs-d’oeuvre à la postérité, au premier rang desquels le célèbre Boléro.
Réservé voire secret sur sa manière de créer comme sur sa vie personnelle, attentif à la création de son temps, il fut un fervent défenseur de la musique de Debussy et de Stravinsky. Acteur privilégié d’une période riche en changements, il incarne mieux que nul autre les ruptures de son époque. Dandy mystérieux, les pages de sa vie nous conduisent de Paris à New York, du Pays basque au Belvédère, une maison conçue à son image : élégante et raffinée.
Ravel, Sylvain Ledda -Folio Biographies, Gallimard, 2016
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En mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la mineur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. II a quarante et un ans. Engagé volontaire, conducteur d’ambulance, il est chargé de transporter jusqu’aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l’offensive allemande. Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l’accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu’à son dernier soupir, « l’énorme concerto du front » n’a cessé de résonner dans l’âme de Ravel.
Les Forêts de Ravel, Michel Bernard – La Table ronde 2015

Samedi 12 novembre 2016 – Ensemble Les Vanités

L’ensemble Les Vanités est un regroupement d’artistes lyriques et d’instrumentistes réunis par Pauline Sabatier, avec le concours de Camille Delaforge. Il a pour vocation la création de programmes musicaux en relation avec la thématique des vanités, méditation biblique sur la fragilité de l’existence et du bonheur terrestre qui a nourri les réformes protestantes et catholiques de la Renaissance et de l’âge baroque et s’est épanouie dans la poésie et les arts, tout particulièrement la peinture et la musique. De Ronsard à Boris Vian, l’ensemble Les Vanités trace la ligne sinueuse d’un parcours élégiaque, nostalgique ou irrévérencieux, tantôt joyeux, tantôt poignant et se veut l’interprète de ces différents registres.

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Pauline Sabatier, mezzo soprano, direction artistique

Formée au sein de la « Maîtrise de l’Opéra de Lyon », elle étudie parallèlement le piano et la danse contemporaine. En 2002, elle intègre la classe de Gary Magby au sein de la Haute Ecole de Musique de Lausanne dont elle est diplômée en 2007. Elle se perfectionne en « Master-Class » auprès de Christa Ludwig, Edda Moser, Alain Garichot, Françoise Pollet et Umberto Finazzi. Pauline est lauréate des bourses Mosetti et Niccati-de-Luze. Sélectionnée par l’Académie d’été de Verbier, elle y travaillera auprès de Thomas Quasthoff et Roger Vignoles. En 2007, elle est invitée à intégrer l’Opéra-Studio de « l’Opéra National du Rhin » où on lui confie le rôle de Lazuli dans L’Étoile d’Emmanuel Chabrier. Elle sera également Rosine, Mélisande, Concepcion, Béatrice, Chérubin ou Dorabella et la Deuxième Dame de La Flûte Enchantée au Grand Théâtre de Genève ». Elle chante également Gontran dans Une Éducation Manquée d’Emmanuel Chabrier au Théâtre de Caen, et se produit en récital en Suisse, République Tchèque et Croatie avec l’ensemble Paul Klee ; en France, Tunisie (Festival de Carthage) et Espagne (Auditorium National de Madrid). En 2009, l’ADAMI décerne à Pauline Sabatier le prix « Révélation Jeune Artiste Lyrique » et en 2010 elle remporte le second prix du concours de chant de Béziers.

Sollicitée aussi bien dans le domaine de l’opéra que du récital avec orchestre ou de l’oratorio, elle chante les parties d’alto du Requiem de Mozart, de soprano II de la Grande Messe en ut (Opéra de Tokyo, Alte Oper Francfort…), d’alto de La Passion selon Saint Mathieu, de soprano II du Magnificat et de la Messe en si mineur de J.S. Bach (Philharmonie de Cracovie, MC2 Grenoble, Halle aux Grains de Toulouse…) ou de mezzo dans le Requiem de Duruflé (Victoria Hall – Genève). Pauline Sabatier incarne sur scène La Comtesse Ceprano dans Rigoletto de Verdi (Opéra de Lausanne), Myrtale dans Thaïs de Massenet (Opéra de Tours), la Confidente dans Elektra de Strauss et Cherubin dans Les Noces de Figaro de Mozart (Opéra National de Montpellier), Marianne dans La Chatte Métamorphosée en Femme d’Offenbach (Auditorium du Musée d’Orsay), Foreign Singer/Hat Lady dans Postcard from Morocco de Dominick Argento (Opéra de Lausanne), (Marc dans Le Martyre de Saint Sébastien de Debussy (Cité de la Musique, Bozar-Bruxelles, Arsenal de Metz), Flora dans La Traviata de Verdi (Opéra de Tours). Pauline Sabatier a chanté notamment sous la baguette de Marc Minkowski, Michel Tabachnik, Paolo Arrivabeni, Gabrielle Ferro, Kaspar Zehnder, Jean-Yves Ossonce, Michael Schønwandt, Benjamin Levy et Emmanuel Joel-Hornak et a travaillé avec les metteurs en scène Elsa Rooke, Arnaud Bernard, Philippe Arlaud, Jean-Philippe Clarac, Olivier Deloeuil, François de Carpentries, Alexandra Lacroix, Nadinne Duffaut, Omar Porras et Jean-Paul Scarpitta.

 Camille Delaforge, clavecin, co-direction artistique

Diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique et de danse de Paris, Camille Delaforge étudie le clavecin et la basse continue auprès de Blandine Verlet puis d’Elisabeth Joyé avant d’intégrer la classe d’Olivier Baumont et de Blandine Rannou au conservatoire supérieur de musique et de danse de Paris. Elle travaille avec l’ensemble Orfeo 55 (N. Stutzmann), Matheus (J. C. Spinosi), les Arts Florissants (W. Christie), joue avec l’orchestre de Radio France sous la direction de Ton Koopman et intervient en tant que chef de chant dans des académies, aux côtés de Robert Expert, Isabelle Desrochers. Elle assume la direction musicale de projets tant au clavecin qu’au piano forte, notamment dans l’Ensemble Il Caravaggio qu’elle crée en 2011. Camille Delaforge s’est produite cette année à la salle Pleyel aux côtés de Sonya Yoncheva, on la retrouvera à l’Opéra Royal de Versailles aux côtés de Philippe Jarousky en septembre prochain ainsi qu’en décembre à l’Athénée dans le spectacle  Et le Coq chanta  construit autour des Passions de Jean-Sébastien Bach.

Geneviève Koerver, violoncelle

Née au sein d’une famille de musiciens, aborde le violoncelle dès l’enfance. À 16 ans, elle entre à la Purcell School of Music en Angleterre chez Michal Kaznowski, violoncelliste du Quatuor Maggini. Deux ans plus tard, elle intègre les classes d’Alexander Boyarsky et Thomas Caroll, ainsi que celle de Catherine Rimer pour le violoncelle baroque au Royal Collège of Music à Londres. Elle y obtient son Master en 2009.

Geneviève a participé à des master classes de violoncelle et musique de chambre avec entre autre Bernard Greenhouse, Marie Hallynck, Maria Kiegel, Raphaël Wallfisch, sir Roger Norrington, les quatuors Maggini et Chilingiran.
Elle se produit régulièrement, notamment en formations de musique de chambre et est amenée à travailler avec des orchestres en France et en Belgique : l’Orchestre Royal du Théâtre de la Monnaie, l’Orchestre Philharmonique de Liège, le Cercle de l’Harmonie.

C’est à la suite d’une expérience avec l’Orchestre Révolutionnaire Romantique de John Eliot Gardiner que Geneviève Koerver décide d’entreprendre des études de violoncelle baroque. Elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en septembre 2011 pour se perfectionner auprès de Christophe Coin et Bruno Cocset.
Elle aborde le répertoire du 19ème au 21ème siècle le trio à cordes Joseph Hel dont elle est la fondatrice.

François Leyrit, contrebasse baroque

François Leyrit débute l’apprentissage de la contrebasse au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Villeurbanne. Musicien éclectique et curieux, il y découvre l’interprétation ancienne sur instruments d’époque et approfondit l’étude de ce répertoire lors de sa formation au Pôle Supérieur d’Aubervilliers La Courneuve puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de contrebasse historique et violone de Richard Myron.

François Leyrit collabore régulièrement avec des ensembles et orchestres à géométrie variable tels que Le Palais Royal, Le nouveau studio, ou encore la Sinfonie Saint-Julien dirigé par Jean-François Frémont. Il a également joué sous la baguette de chefs de renom comme Reinhard Goebel, David Stern, Joos van Immerseel, Philippe Herreweghe, Raphaël Pichon ou Benoit Haller et participé en 2015 et 2016 à deux spectacles mêlant musique et théâtre au sein de la Compagnie Manque pas d’Airs pour les productions Et le Coq chanta et D’autres le giflèrent.

Benjamin Narvey, théorbe

Luthiste et musicologue, Benjamin Narvey est né à Montréal. Après ses années de conservatoire supérieur au Canada, il est élève de David Miller au Guildhall School of Music & Drama de Londres, et perfectionne sa pratique de l’interprétation baroque avec Paul O’Dette, Nigel North et Hopkinson Smith.

Désormais établi à Paris, il travaille comme continuiste sous la houlette de divers chefs d’orchestre comme Paul Agnew, Christian Curnyn, Ton Koopman, Sir Roger Norrington ou Kenneth Weiss. Il fait également partie des deux ensembles baroques de Sir John Eliot Gardiner, le Monteverdi Choir & Orchestra et les English Baroque Soloists. Il collabore par ailleurs avec divers ensembles français tels que l’Ensemble Amarillis (dir. Héloïse Gaillard & Violaine Cochard), Les Folies Françoises (dir. Patrick Cohën-Akenine), Fuoco e Cenere (dir. Jay Bernfeld), Les Musiciens de Saint-Julien (dir. François Lazarevitch), et l’Ensemble le Palais Royal (dir. Jean-Philippe Sarcos), et fait partie du jeune ensemble Il Caravaggio. Il se produit dans nombreuses salles de concert (Opéra de Paris, Théâtre des Champs-Elysées, Royal Albert Hall, Carnegie Hall, Kennedy Center) ou festivals internationaux (London Handel Festival, Brighton Early Music Festival, Festival de Musica Antigua Ubeda y Baeza, Vancouver Early Music Festival). Il participe régulièrement à des spectacles de théâtre, en particulier avec le Shakespeare’s Globe Theatre, et à des productions de films pour France 3 ou ARTE. Son premier disque solo, Psyché : Weiss and the French School (Gamut Music, USA) sort en 2015.

Benjamin consacre également des travaux universitaires à la musique baroque française. Il a remporté en 2008 le premier prix décerné par le magazine Goldberg pour récompenser les meilleurs essais musicaux. Sa thèse de doctorat, The French Lute during the Reign of Louis le Grand (Université d’Oxford, 2010), qui constitue la première histoire culturelle du luth français pendant le Grand Siècle, paraît en 2015 aux éditions de l’American Lute Society.

Samedi 15 octobre 2016 – Bernard Demierre

Bernard DEMIERRE a étudié auprès de grands maîtres parmi lesquels Jane Malignon, élève de Cortot, Vlado Perlemuter, Guido Agosti, Yvonne Lefébure et Nikita Magaloff. Après un brillant Premier Prix de virtuosité au Conservatoire supérieur de Genève, il donne de très nombreux concerts en France, Belgique, Pays-Bas, Suisse et joue Chopin en Pologne dans les plus belles salles. Invité en Italie aux festivals de Ravello et Sorrente, il est également applaudi au prestigieux Wigmore Hall de Londres et effectue des tournées en Chine qui le mènent dans les grandes métropoles.
Des études de lettres et de philosophie menées de pair avec sa formation musicale font également de lui un homme du livre et il a consacré plusieurs ouvrages à Schumann, Brahms, Chopin. Pour autant, Bernard Demierre place Satie, Fauré, Ravel au cœur de son répertoire et sait admirablement exalter la musique française. Eminent interprète de Claude Debussy, il a publié aux éditions Alidades Des pas sur le monde, où il s’attache à faire sentir d’œuvre en œuvre la poésie et le mystère particuliers qui habitent le compositeur.
Bernard Demierre s’est employé à illustrer en des soirées mémorables les liens qui unissent la musique aux courants artistiques si riches de cette époque. Nourri de la pensée de Wladimir Jankélévitch, il a illustré la démarche du philosophe musicien lors de concerts évocations où il a uni musique et lectures, soirées saluées par le public tant à Paris, lors de sa première collaboration avec La Dive Note, que pour une grande célébration du 30ème anniversaire de la mort de Jankélévitch organisée par l’ICT de Toulouse où son jeu inspiré et son érudition vivante ont enchanté un large public.

Samedi 1er octobre 2016 – Ensemble Zelig

Anne-Cécile Cuniot, flûtes

Etienne Lamaison, clarinettes

Silvia Lenzi, violoncelle

Ensemble voué à la création musicale et au croisement des formes d’expression artistique, Zelig réunit des solistes renommés, chambristes passionnés, friands d’aventures et d’explorations musicales depuis 1999.

Ivan Morane, directeur artistique de Zelig et comédien donnera lecture des textes de ce concert où Zelig est rejoint par David Bismuth, un pianiste que La Dive Note a le plaisir d’accueillir très régulièrement.

Milan Kundera et la musique

Fils d’un pianiste et musicologue élève du compositeur Leoš Janacek, Milan Kundera se destine d’abord à la musique. Pianiste lui-même, il étudie la composition avec Pavel Haas et quelques partitions de jeunesse écrites dans un langage dodécaphonique en résulteront. Plus tard, il comparera fréquemment l’écriture de ses romans à une composition musicale. Par ailleurs, dans la réflexion que Kundera ne cesse de mener sur le destin de la culture occidentale, le rôle de la musique est central, notamment à travers quelques grands créateurs du XXe siècle, Janacek, Schönberg, Stravinski, Messiaen, Varèse, Xenakis…

C’est cependant moins le « penseur  de la musique » que son amoureux passionné qui est privilégié par l’Ensemble Zellig dans ce concert hommage. Ainsi la majeure partie du programme est-elle consacrée à des œuvres de son compatriote chéri entre tous, Leoš Janacek. Y figure également une pièce de Stravinski, que Kundera a défendu avec véhémence face aux attaques d’Adorno et d’Ansermet.

Enfin, l’Ensemble Zellig présente des œuvres de compositeurs tchèques d’aujourd’hui, Krystov Maratka (dont la carrière se déroule largement en France) et Martin Smolka, encore trop mal connu dans notre pays. Sans se réclamer explicitement de l’héritage de Janacek, tous deux poursuivent une démarche esthétique dont on peut espérer qu’elle fera mentir le pessimisme de Kundera quant à l’avenir de la culture européenne…

Samedi 10 Septembre 2016: Le Quatuor Tercea

Depuis sa création en 2004, le Quatuor Tercea s’est construit une identité à travers un discours musical engagé et une redécouverte permanente de l’imposant répertoire du quatuor à cordes. Il aborde chaque œuvre en conjuguant nouveauté et respect de l’histoire de chacune d’elles.

Formé au cœur du CNSMD de Lyon, il a étudié au sein de diverses structures telles la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Bruxelles, ProQuartet, ou encore l’Escuola Reina Sofia de Madrid auprès de grand maîtres tels le Quatuor Artemis et Günter Pichler du quatuor Alban Berg.

Lors de la première édition du Concours International Orlando aux Pays-Bas en 2014, il en reçoit le 3ème prix, après avoir obtenu le 1erprix et le prix du public du Concours International de Musique de Chambre de Trondheim (TICC 2009). Il se produit, Suède, Norvège, Danemark, Allemagne… On a également pu l’entendre en France dans de nombreux festivals tels que Quatuors à Saint-Roch, le Festival de Musiques d’Eygalières, le Festival Midi-Minimes, Radio-France-Montpellier, ainsi qu’aux Improbables de Jean-François Zygel au Théâtre du Chatelet. En 2016, il a participé au Festival Romantique du Loir et au Festival Toulouse d’été dans le Cloître des Jacobins.

Désireux de faire découvrir la musique classique aux plus jeunes, le Quatuor Tercea s’est produit à travers tout le pays auprès des enfants de 8 à 12 ans de 2010 à 2012 grâce aux Jeunesses Musicales de France (JMF), et il poursuit son action en intervenant directement dans les écoles parisiennes, de la maternelle au collège par le biais de ProQuartet.

Le Quatuor Tercea a été en résidence à l’Ecole Normale Supérieure de Paris de 2011 à 2013.

Samedi 25 juin 2016 – L’Armée des Romantiques

C’est sous la bannière de l’Armée des Romantiques que se sont rassemblés des compagnons fidèles tels que la soprano Magali Léger, le baryton Alain Buet, le violoncelliste Emmanuel Balssa, le pianiste Rémy Cardinale, les violonistes Shunske Sato, Girolamo Bottiglieri, Raya Raytcheva, l’altiste Caroline Cohen-Adad, le clarinettiste Lorenzo Coppola… Cette Armée bien singulière a pour ambition de réinterpréter les chefs d’œuvres de la musique de chambre du XIXe siècle sur instruments historiques, en repositionnant cette musique novatrice dans le contexte intellectuel et artistique de l’époque.

Les programmes des concerts de l’Armée des Romantiques visent à restituer l’atmosphère d’effervescence, de découverte et les débats passionnés qui animèrent tout le XIXe siècle. Dans cet esprit, le concert donne lieu à des commentaires et des explications par les interprètes sur le contexte historique, les partitions et les instruments, favorisant une écoute instruite entre les musiciens et le public.

L’Armée des Romantiques affirme son engagement pour l’interprétation sur instruments historiques qui s’avère  la seule réponse crédible afin de rendre la modernité des œuvres jouées. Notre pratique régulière des instruments anciens nous amène à nous interroger sur l’héritage transmis par le XXe siècle. Leurs sonorités, leurs couleurs, leurs dynamiques, bousculent  nos propres habitudes et certitudes sur l’interprétation des œuvres. Ils offrent un nouveau prisme sonore qui réactive notre écoute, bouleverse nos attentes et rend  jeunesse à un répertoire quelquefois figé par le temps.

L’Armée des Romantiques est convaincue qu’il est grand temps de donner un autre sens à notre art. Les dérives actuelles que sont l’ultra médiatisation, le culte de la personnalité, la logique des modes sont autant d’artifices qui nous empêchent de repenser l’art d’une manière sereine. La subversion à laquelle nous appelons passe par une autre façon d’aborder le concert et par là, rend l’écoute plus active, plus passionnée, plus joviale, plus réfléchie… Gageons que notre envie fera notre art  désirable pour le plus grand nombre.

L’Armée des Romantiques se trouve  en résidence à la fondation Singer-Polignac à Paris et à l’Académie Bach à Arques-la-Bataille.

Samedi 11 juin 2016 – Récital Pauline Sabatier

Pauline Sabatier commence sa formation au sein de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon avant d’entrer dans la classe de Gary Magby au sein de la Haute Ecole de Musique de Lausanne. Diplômée en 2007, elle intègre l’Opéra-Studio de l’Opéra National du Rhin avec le rôle de Lazuli dans L’Étoile d’Emmanuel Chabrier. Elle se perfectionne auprès de Christa Ludwig, Edda Moser, Alain Garichot et Françoise Pollet. Lauréate des bourses Mosetti et Niccati-de-Luze, elle est sélectionnée par l’Académie d’été de Verbier et y travaille auprès de Thomas Quasthoff et Roger Vignoles.

Elle interprète la Deuxième Dame de La Flûte Enchantée au Grand Théâtre de Genève, chante Gontran dans Une Éducation Manquée d’Emmanuel Chabrier au Théâtre de Caen et se produit en récital en Suisse, République Tchèque et Croatie avec l’ensemble Paul Klee, ainsi qu’en Tunisie (Festival de Carthage) et Espagne (Auditorium National de Madrid).

Sur scène, elle est la Comtesse Ceprano dans Rigoletto à l’Opéra de Lausanne, la Confidente dans Elektra de Strauss, Chérubin dans Les Noces de Figaro (Opéra National de Montpellier), Marianne » dans La Chatte Métamorphosée en Femme d’Offenbach (Auditorium du Musée d’Orsay), Foreign Singer et Hat Lady dans Postcard from Morocco de Dominick Argento (Opéras de Lausanne et de Limoges), Marc dans Le Martyre de Saint Sébastien de Debussy (Cité de la Musique, Bozar-Bruxelles, Arsenal de Metz), Flora dans La Traviata (Opéra de Tours).

Dans le domaine du récital avec orchestre ou de l’oratorio, on entend Pauline Sabatier dans des parties de soprano ou d’alto chez Mozart et Bach, ou encore de mezzo dans le Requiem de Duruflé.

Elle a chanté sous la baguette de Marc Minkowski, Michel Tabachnik et Emmanuel Joel-Hornak entre autres chefs d’orchestre. En 2009, l’ADAMI lui décerne le prix « Révélation Jeune Artiste Lyrique ».

Elle vient de créer l’ensemble « Les Vanités », un regroupement d’artistes lyriques et d’instrumentistes qui a pour vocation la création de programmes musicaux en relation avec la thématique des « Vanités ».

Emmanuel Normand

Prix SACEM d’harmonie, contrepoint, fugue au conservatoire de Grenoble, 1er prix d’accompagnement au CNSM de Lyon, Emmanuel Normand est pianiste, accompagnateur, chef de chant et compositeur (opéra Phèdre-Tragédie Lyrique, créé en 2012, Déploration pour deux solistes et chœur éditée chez Symétrie, mélodies, pièces pour choeur, piano, clavecin, basson).

Il accompagne des musiciens de renom international tels les chanteurs Sabine Devieilhe, Julie Fuchs, Marianne Crébassa, Julien Behr, Abdellah Lasri, la violoniste Solenne Païdassi, le trompettiste Romain Leleu et le violoncelliste Edgar Moreau. En musique de chambre il est le partenaire privilégié de Sophie Fournier et Pauline Sabatier.

Il se produit en concert, notamment avec les Révélations Classiques de l’ADAMI au théâtre des Bouffes du Nord, au festival de Prades et aux Chorégies d’Orange.

***

Ein lied …

Kennst du das Land, wo die Zitronen blühn,

Im dunkeln Laub die Goldorangen glühn,

Ein sanfter Wind vom blauen Himmel weht,

Die Myrte still und hoch der Lorbeer steht?

Kennst du es wohl? Dahin!

Dahin möcht’ ich mit dir,

O mein Geliebter, ziehn.

Kennst du das Haus? Auf Sälen ruht sein Dach,

Es glänzt der Saal, es schimmert das Gemach,

Und Marmorbilder stehn und sehn mich an:

Was hat man dir, du armes Kind, getan?

Kennst du es wohl? Dahin!

Dahin möcht’ ich mit dir,

O mein Beschützer, ziehn.

Kennst du den Berg und seinen Wolkensteg?

Das Maultier such im Nebel seinen Weg,

In Höhlen wohnt der Drachen alte Brut;

Es stürzt der Fels und über ihn die Flut.

Kennst du ihn wohl? Dahin!

Dahin geht unser Weg!

O Vater, laß uns ziehn!

                                                      Goethe

 

Un poème…

 Green

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches

Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.

Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches

Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.

J’arrive tout couvert encore de rosée

Que le vent du matin vient glacer à mon front.

Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée

Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête

Toute sonore encore de vos derniers baisers ;

Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête,

Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

                                                              Verlaine

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Samedi 28 mai  2016 – Récital Cyril Huvé

Cyril HUVE

À l’orée de sa carrière, Cyril Huvé hésite encore : poursuivra-t-il ses études de philosophie où se consacrera-t-il à la musique ?L’année où il prépare l’Ecole Normale Supérieure, il est admis au Conservatoire National Supérieur de Musique. Parallèlement aux enseignements qu’il y reçoit, il fréquente assidûment l’université et se forge une personnalité qui s’exprimera dans son approche ultérieure de la musique, qu’il finit par choisir.

Il travaille alors avec Claudio Arrau. Au gré de ses séjours en Europe, le pianiste chilien lui transmettra un héritage et verra en lui «un de ses meilleurs continuateurs». Encore étudiant au Conservatoire, il imagine, à la demande de Louis Dandrel, une émission d’archives sur France-Musique, intitulée Vieilles Cires : il crée ainsi un vocable qui fera fortune, et relance l’intérêt porté aux interprétations historiques. C’est dans cet esprit que, plus tard, il enseigne au Conservatoire National supérieur de Musique de Paris, où, assistant de Gérard Frémy, il transmet aux jeunes générations le legs qu’il a reçu, ces traditions qui s’opposent de toute leur vigueur aux habitudes.

Cyril Huvé crée et anime les Rencontres d’Arc-et-Senans, puis les Rencontres de Cluny, manifestations qui associent le travail des professionnels en musique de chambre à une pédagogie ouverte au grand public ; elles attirent alors des interprètes qui se reconnaissent dans cet esprit : Maurice Bourgue, Martha Argerich, Michel Portal, le Quatuor Talich, Irvine Arditti, Jean-Pierre Drouet…

Aujourd’hui, il poursuit cette tâche avec le projet de musique de chambre Musiciens Ensemble Mi-Temps Classic’ à Châteauroux et à la Grange aux Pianos de Chassignolles pour le festival Pentecôte en Berry.

Ces travaux débouchent naturellement sur un dilemme : ne serait-il pas plus juste d’interpréter les œuvres du répertoire sur les instruments pour lesquels elles furent composées ? Il choisit une voix médiane : devenu expert du pianoforte, il joue des instruments à cinq octaves de la fin du XVIII° siècle, d’autres à mécanique viennoise du début du XIX° siècle, des pianos Erard et il retrouve sur le Steinway moderne, grâce à eux, la texture originale des œuvres et passe d’un instrument à l’autre avec aisance, comme l’atteste sa discographie.

En tant que soliste, Cyril Huvé s’est illustré en jouant notamment avec la Staatskapelle de Dresde, l’Orchestre Philharmonique de Liège, The Orchestra of the Age of Enlightement sous la direction de Sir Roger Norrington, et il a souvent été choisi pour interpréter des œuvres rarement jouées, telles Les Djinns de César Franck, la Symphonie cévenole de Vincent d’Indy, Mon lac de Witkowsky…

Il est l’invité de nombreux festivals (La Chaise-Dieu, Festival Berlioz de La Côte-Saint-André, Festival de Radio France et Montpellier, Rencontres internationales Chopin de Nohant, Saint-Lizier, Festival Musica de Strasbourg, Ars Musica de Bruxelles), et joue en Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis.

Il apporte sa contribution à quelques textes théoriques, traduit et préface les Chemins vers la nouvelle musique d’Anton Webern (J.-C. Lattès, avec Didier Alluard) ou dialogue avec Pierre Bourdieu (Questions de sociologie, éditions de Minuit).

Il vient d’enregistrer les Mélodrames romantiques, ensemble de poèmes mis en musique par Liszt, Schuman et Schubert et lus par Daniel Mesguich.

Rodolphe BRUNEAU-BOULMIER

Rodolphe Bruneau-Boulmier est un compositeur français né en 1982. Titulaire de plusieurs Premiers Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, il fait de nombreuses conférences (Folle journée de Nantes, Abbaye de Fontevraud, Festival d’Automne,…) Ses œuvres ont été créées au festival de Radio France et Montpellier, aux Serres d’Auteuil, Solistes à Bagatelles, Cabaret contemporain et jouées  par les pianistes Cyril Huvé, Claire-Marie Le Guay, Momo Kodama, Sébastien Vichard, David Violi…

Rodolphe Bruneau-Boulmier  produit et anime actuellement sur France Musique l’émission quotidienne En Pistes ! en duo avec Emilie Munera. En 2013, il présente Le Jour d’Avant, magazine de la création musicale. Depuis 2006 il a produit plusieurs séries  d’émissions:  Musique à la nrf, les Dames du piano, les Matinales d’été, les Vendredis du Philhar’, Dépêches notes …  Il est lauréat 2015 de la Fondation Banque Populaire.

Geoffroy Couteau et François-Frédéric Guy ont enregistré en 2015 l’intégrale de sa musique de piano pour le label Odradek.

Huvé Bruneau Boulmier

Samedi 14 mai 2016 – Jean Pierre Armengaud

Jean-Pierre ARMENGAUD           

Jean-Pierre Armengaud poursuit une carrière de pianiste-concertiste international dans plus de quarante pays en Europe, Argentine, Inde, Japon Taiwan… En Chine il a joué un des premiers à Shanghaï les concerti de Maurice Ravel et fait connaître Erik Satie !grâce à son intégrale pour piano.

Jean-Pierre Armengaud est accueilli à l’étranger comme un des grands interprètes de la musique française de Chabrier à Henri Dutilleux, dont il a créé les « Préludes » dans plusieurs pays.Il a été l’invité de grands orchestres symphoniques comme l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre du Capitole de Toulouse, le Tokyo Symphony Orchestra ou l’orchestre de la Radio Télévision de Moscou. Des lieux prestigieux l’ont accueilli comme le Théâtre des Champs Elysées, la Kapella et le Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, La Fenice de Venise, La grande salle du Conservatoire Tchaikowski de Moscou, l’Orchard Hall de Tokyo, le Mozarteum de Salzbourg, le Théâtre San Martin de Buenos Aires…

En musique de chambre, il a créé à Paris le quintette de Bela Bartok, avec le quatuor Parrenin, enregistré à quatre mains avec Jean-Claude Pennetier, Dominique Merlet et Olivier Chauzu, ainsi qu’avec le violoncelliste Alexander Rudin. Il s’est produit en concert avec le violoniste Pierre Amoyal, l’altiste Gérard Caussé, le clarinettiste Michel Portal, le quatuor Paul Klee de Venise, les chanteurs Jocelyne Taillon, François Leroux et Anne-Sophie Schmidt entre autres.

Il a beaucoup enregistré : depuis 2012 il s’est consacré à une série de 7 CD de musique française pour le Label Naxos, tels qu’une intégrale pour piano d’Albert Roussel avec des inédits, des œuvres à 4 mains de Debussy (La Mer, Les Images, 1ère Suite Symphonique…), Francis Poulenc (Les trois Suites de ballet originales pour piano), Louis Aubert… faisant suite à des intégrales pour piano de Claude Debussy (4CD Arts Music), Erik Satie (5CD Mandala-Harmonia Mundi, puis Bayard Music), Albert Roussel (2CD Mandala), Francis Poulenc (intégrale de la musique de chambre avec les Solistes de l’Orchestre philharmonique de Radio France 2CD Musidic-Accord), ainsi qu’une quinzaine d’enregistrements de compositeurs, comme Chopin, Scriabine, Prokofiev, Chostakovitch, Szymanowski, Milhaud, Messiaen (Quatuor pour la fin du temps), et 1CD EMI de musique contemporaine (Schoenberg-Stockhausen-Boulez).

Il est aussi connu pour ses enregistrements et ses concerts de musique russe du XXème siècle, notamment de Prokofiev (1 CD Mandala), le dernier Scriabine (1 CD Bayard-musique), Chostakovitch, Lourié, Roslavetz , Mossolov, Obouhov (1CD Nova Era), Edison Denisov (intégrale de l’œuvre pour piano 1CD Mandala-Harmonia Mundi), Schnittke, Goubaidoulina, qu’il a été un des premiers à faire découvrir au public français, ainsi que comme « défricheur » de nombreuses oeuvres rares de musique française (Alkan, Dupont, Huré, d’Indy, Decaux, Aubert, Samazeuilh, Milhaud…).

En 2016 vient de paraître chez Naxos le deuxième CD de sa nouvelle intégrale pour piano d’Albert Roussel et chez Warner Classic une importante contribution au coffret «Tout Satie » (Choc de la Revue Classica) avec notamment des œuvres inédites au disque. En prévision un nouveau CD/Naxos de Debussy à 4 mains avec le pianiste Olivier Chauzu, ainsi que celle de l’intégrale des Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven, avec le violoncelliste italien Luca Paccagnella.

La commémoration nationale du 150ème anniversaire d’Erik Satie, pour laquelle le Ministère français de la Culture lui a commandé une biographie officielle, le fera voyager en 2016 pour de nombreux projets, en particulier en Chine, Corée, Espagne, Allemagne, Etats-Unis, Italie, et à Honfleur, ville natale du compositeur…

Depuis une quinzaine d’années il donne des masterclass au Goldsmith College de Londres et dans les Conservatoires de Buenos Aires, de Göteborg, de Trieste, de Varsovie, de Mannheim, de Venise, de Pékin, de Shanghaï ainsi qu’au CNSM et à la Sorbonne. Il est également musicologue, professeur hdr des Universités et l’auteur de plusieurs ouvrages sur la musique française et russe (dont un « Erik Satie » aux éditions Fayard) et en 2016 d’un livre collectif sur Claude Debussy aux Editions Riveneuve/Archimbaud.

Il a été le directeur artistique du Festival « Présences » de Radio France et de l’Abbaye Royale de Fontevraud, ainsi que du festival « Musiques d’automne » d’Indre et Loire.

Alessandro FAGIUOLI

Alessandro Fagiuoli est diplômé du Conservatoire Benedetto Marcello de Venise et a étudié avec Enzo Porta le répertoire de violon du XXème siècle. Il a gagné une bourse de la Biennale de Venise pour sa performance des oeuvres tardives de Nono, ce qui l’a conduit à devenir un des grands spécialistes de la musique contemporaine en Italie, nouant des collaborations avec les meilleurs ensembles de la nouvelle musique.Il a ensuite créé le Quatuor Paul Klee, dont il est toujours le soliste et le premier violon. Il a participé à de nombreuses saisons de concerts et festivals à travers l’Europe et aus Etats-Unis, avec un grand nombre de premières auditions.

Avec son quatuor, il a été invité en résidence en France notamment à l’Abbaye Royale de Fontevraud. Il a enregistré en duo avec la pianiste Alessia Toffanin ou en soliste pour les labels Stradivarius, Nicolo, Blue Serge et New World… Citons en particulier l’enregistrement de La Création du monde de Darius milhaud et du Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen avec le Quatuor Paul Klee et le pianiste Jean-Pierre Armengaud, avec lequel il entretient de longue date une collaboration musicale suivie.

Samedi 19 mars 2016 -« Bas les masques, Monsieur de Stendhal! »

De Scarlatti à Satie, en passant par Beethoven, Rossini, Schubert, Chopin et Schuman une toile sonore se tisse entre les rêveries de Stendhal, son écriture, sa philosophie, ses voyages, ses amours et sa passion pour la musique de Cimarosa et Mozart.Diane de Montlivault et François-René Duchâble poursuivent leur collaboration dans un dialogue romantique, où la rencontre entre la musique et les mots distille une harmonie sensible et délicate, révélant un autre visage de Stendhal.

Grâce à la complicité des deux artistes, chaque silence musical fait écho à la voix de Diane, chaque page d’écriture laisse résonner le cœur du piano sous les doigts de François-René. L’univers artistique du XVIIIème au XXème siècle se crée sur le fil de la confidence. Tous deux nous invitent, une fois encore, à entrer dans cette magie de l’instant où se mêlent sensibilité et virtuosité.

Diane de MONTLIVAULT

Femme de mots imprégnée par le paysage de l’écriture et de l’oralité, cette lectrice publique aime créer des liens entre les arts et s’applique à transmettre l’énergie vivante d’un texte, au regard de pratiques artistiques pluridisciplinaires. Constamment à la recherche du grain de voix dont parle Roland Barthes, la lecture à voix haute lui permet de ressentir le désir de l’auteur et la chair de son écriture qu’elle partage avec le public. Sur le fil de l’imaginaire, Diane est une funambule du Verbe, passeuse de sens, tisseuse de rêve…

François-René DUCHABLE

Virtuose du clavier, vagabond dans l’âme, ce pianiste de renommée internationale s’est délivré des parcours obligés. François-René Duchâble s’offre aujourd’hui de nouvelles perspectives en considérant davantage la musique comme un plaisir à partager. Le choix de ses partenaires, son goût irrésistible pour le plein air et son penchant pour l’insolite l’amènent à jouer dans des lieux souvent inattendus où la musique s’intègre à l’environnement d’un glacier, d’un lac, ou à l’intimité d’un salon…
Bas Les Masques DdMontlivault FRDuchâble La Dive Note - 5©Simone SträhleJPG

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La musique ne représente en effet aucune réalité distincte; Stendhal dit à maintes reprises qu’elle n’est que son émotion, incitation à la rêverie vague, ou rappel d’un bonheur passé. Mais l’émotion à laquelle elle se lie, la rêverie à laquelle elle invite ou le passé qu’elle rappelle se gardent bien eux-même de se circonscrire trop nettement. La musique n’harmonise si bien l’échange amoureux que parce que l’amour a reconnu en elle une puissance indistincte d’expansion qui s’accorde admirablement à son goût de l’implicite.[…] La musique établit un contact, ouvre les âmes l’une à l’autre, les rend l’une à l’autre transparentes dans le flot d’une émotion commune. De l’amour elle est moins l’interprète que l’introductrice…

Jean-Pierre Richard, »Connaissance et tendresse chez Stendhal » in Littérature et sensation

Samedi 20 février 2016 – Duo violoncelle et piano 

Davit MELKONYAN

Né en 1986 à Erevan en Arménie, Davit Melkonyan a étudié auprès de Viola de Hoog à l’Université des Arts de Brême et de Gert von Bülow à l’Académie de Musique et de Théâtre de Rostock. En 2011, il termine ses études avec mention auprès du professeur Jens Peter Maintz à l’Université des Arts de Berlin. Il a suivi des masterclasses avec Levon Chilingirian, Walter Levin, Ralph Kirshbaum, Gustav Rivinius et Heinrich Schiff. Anner Bylsma, Christophe Coin et Helmut Lachenmann ont contribué de façon significative à son développement artistique.

Davit Melkonyan a gagné le 2ème prix du Concours International Jean-Sébastien Bach de Leipzig en 2008. En 2011, il a obtenu le deuxième prix au concours international Premio Valentino Bucchi à Rome.

En tant que soliste il s‘est produit au Festival Mendelssohn-Bach de Leipzig et Eisenach, au Festival Thüringer Bachwochen de Weimar, au Festival de Musique de Brême et aux Journées de Musique Ancienne de Herne.

Mikayel BALYAN

Né à Erevan en 1981 Mikayel Balyan a débuté dans l’étude du piano à l’âge de cinq ans. De 1993 à 1998, il étudie au Conservatoire Gnessins de Moscou et poursuit sa formation jusqu’en 2004 avec Rudolf Buchbinder à la Hochschule de Musique de Bâle où il reçoit un Grand Prix de piano avec les honneurs.

Il commence en 2005 le clavecin à la Hochschule des Beaux Arts de Brême avec Carsten Lohff et poursuit avec Menno van Delft à la Hochschule de Musique de Hambourg, où il suivra les cours de théorie musicale de Volkhardt Preuss.

Mikayel Balyan travaille sous la baguette de différents chefs d’orchestre, comme Howard Griffiths et l’Orchestre de musique de chambre de Zurich. Il se produit en soliste ou en chambriste dans des nombreuses salles en Europe et en Amérique du Sud. Il remporte le premier Prix dans la catégorie Ensembles de Musique Ancienne au Concours du Conservatoire allemand de Musique de Stuttgart en 2007.

Mikayel Balyan joue régulièrement en duo avec le violoniste Raphael Oleg.

Le duo Melkonyan/Balyan a reçu le prix Artiste en Résidence de la radio allemande Deutschlandfunk, décerné par le Festival de Musique de Brême en septembre 2012. Ce prix a donné lieu à l‘enregistrement des sonates pour violoncelles et piano de Bernard Romberg chez Sony Classical (Deutsche Harmonia Mundi). Leur deuxième CD avec les sonates de Brahms est paru en juin 2014 pour le même label.

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Samedi 6 février 2016 –  Ravel – Des Antiques aux Démons

Hélène TYSMAN

Saluée par la presse internationale pour son jeu « poétique »   (Daily Telegraph), son interprétation de Chopin « mêlant ferveur et éloquence » (Gramophone Chopin Express), « sa capacité à montrer ce qu’il y a de surhumain dans la virtuosité exigée par Liszt » (Web-Thea), « son jeu passionné et en même temps contrôlé intellectuellement » (Gothaer Allgemeine) ou encore son « toucher chaud à la sensibilité rêveuse » (The New York Times), Hélène Tysman a été finaliste du prestigieux 16ème Concours International Chopin de Varsovie en 2010 et se présente dès lors comme l’une des plus prometteuses pianistes de sa génération. Quelques années plus tôt, elle gagne le 1er Prix au Concours International Chopin de Darmstadt (Allemagne) ainsi que de nombreux autres prix en Angleterre (Newport International Competition For Young Pianists), en Allemagne (Nauen International Piano Competition), en Chine, (Hong-Kong International Piano Competition), et aux Etats-Unis (Minneapolis International Piano-e-Competition). Elle est également lauréate des Fondations Cziffra à Senlis (France) et Chopin à Hanovre (Allemagne).

Diplômée du Conservatoire de Paris (CNSMDP) où elle a étudié avec Bruno Rigutto, Pierre-Laurent Aimard et Jean Koerner, Hélène Tysman part en Autriche se perfectionner auprès du pianiste russe Oleg Maisenberg, puis en Allemagne dans la classe de Grigory Gruzman qui devient son mentor pendant près de dix ans à Hambourg et à Weimar où elle obtient son diplôme de perfectionnement (Konzertexamen). Durant ces années elle bénéficie également des conseils de grands maîtres tels que Gyorgy Sebök, Lazar Berman, Dmitri Bashkirov et Elisso Wirsaladze.

Invitée sur les scènes les plus prestigieuses du monde (Lincoln Center et Carnegie Hall de New York, Laeiszhalle de Hambourg, Royal Academy de Londres, Neue Weimarhalle, Shanghai City Theatre, Opera House du Caire, Cité de la Musique et salle Gaveau à Paris, Opéra d’Avignon, ainsi que dans de nombreuses autres villes en France, Angleterre, Allemagne, Pologne, Russie, Tchécoslovaquie, Etats-Unis, Amérique du sud, Asie, Afrique du Nord et Moyen-Orient), elle joue régulièrement dans les festivals de renoms tels que La Chaise-Dieu, Bagatelle, Nohant, Le Lubéron, Teplice (Tchecoslovaquie), Varsovie (Chopin Birthday), Munich (Gasteig « Winners Concerts Serie »). Au festival de Chaillol, en 2011, elle crée la première Sonate pour piano de François Méimoun qui lui est dédiée.

Hélène Tysman s’est produite en soliste avec des orchestres tels que le BBC National Orchestra, le Riverside Symphony Orchestra, le Minnesota Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Varsovie, l’Orchestre de Chambre de St. Petersbourg, le Hong-Kong City Chamber Orchestra, le North Czech Philharmonic Teplice Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Thüringen, l’Orchestre Régional Avignon Provence, le Cairo Symphony Orchestra, sous les directions notamment de Michel Tilkin, Ahmed El Saedi, Christoph Warren-Green, Juri Gilbo, Mark Russell Smith ou encore Antoni Wit.Depuis ses débuts en direct à la radio à l’âge de 14 ans pour l’émission « En Blanc & Noir » sur France Musique, elle est régulièrement invitée sur les ondes françaises et étrangères (notamment France Musique, France Inter, France culture et pour la télévision Mezzo).

Hélène Tysman a enregistré quatre disques dont deux en solo consacrés à Chopin pour Oehms-Classics (Préludes et Vol. 2 Ballades, récompensé du prix Maestro par le magazine Pianiste, 2013) et deux en musique de chambre chez Indésens-Record avec les solistes de l’Orchestre de Paris Philippe Berrod, David Gaillard, Alexandre Gattet, André Cazalet et Marc Trenel (Schumann, 1849) ainsi qu’en duo avec le corniste David Alonzo (l’Art du cor). Son disque consacré à Ravel sort en automne 2016 pour Klarthe en collaboration avec la Deutschlandradio Kultur.

Attirée par de nouvelles formes artistiques, elle partage la scène avec le comédien Francis Huster dans un concert littéraire mêlant Chopin et Musset et a créé en 2013 un spectacle sur Poe et Debussy (Ce qu’a vu le vent d’ouest) choisi par les Jeunesses Musicales de France pour une tournée avec le conteur, chanteur et récitant Yanowski (mise en scène Sonia Jacob).

Quand Frédéric Lodéon annonce Hélène Tysman à La Dive Note

http://www.francemusique.fr/player/resource/121591-143307

Ravel : l’art, la suprême imposture ?

Ce besoin de découverte n’est pas le fait de la seule jeunesse, je l’ai toujours. Je l’ai même gardé vis-à-vis de moi-même. C’est lui qui me donne cette éternelle envie de me renouveler.Je ne lâche une œuvre que lorsque je suis certain de ne plus pouvoir faire quelque chose de mieux. Et c’est là le plus beau moment.

Je n’ai jamais fait du Ravel. Quand j’ai créé une nouvelle manière de m’exprimer, je la laisse aux autres. On peut me jeter mes anciennes œuvres à la tête, je sais qu’un artiste conscient a toujours raison. Je dis conscient et non pas sincère car il y a dans ce dernier mot quelque chose d’humiliant. Un artiste ne peut pas être sincère. Le mensonge, pris comme pouvoir d’illusion, est la seule supériorité de l’homme sur les animaux; et quand il peut prétendre à être de l’art, la seule supériorité de l’artiste sur les autres hommes. Quand on se laisse aller à la spontanéité, on bavarde et c’est tout.

En art, il ne faut rien d’inutile. […] La vérité c’est qu’on ne se contrôle jamais assez. Aussi bien, puisque nous ne pouvons nous exprimer sans exploiter et donc transformer nos émotions, ne vaut-il pas mieux en être au moins conscient et reconnaître que l’art, c’est la suprême imposture ?

Ce qu’on appelle parfois mon insensibilité, c’est simplement un scrupule de ne pas faire n’importe quoi. Quant à me reprocher de n’écrire que des « chefs d’œuvre », c’est-à-dire des œuvres qui ne me laissent plus rien à dire ensuite, je peux répondre simplement que si c’était vrai, je m’en serais sûrement aperçu, et qu’il ne me serait plus resté qu’à m’arrêter et à mourir… Malgré l’exemple de Dieu qui s’est reposé après avoir créé le monde, et qui a eu tellement tort !

La Petite Gironde, 12 juillet 1931 in RAVEL, Vladimir Jankelevitch, Seuil, 1956 et 1995

Samedi 23 janvier 2016

concert campi (33)

Né à Auch (Gers) dans une famille de musiciens, Patrick Campistron étudie le chant auprès de Yann Toussaint. Il participe aux masterclasses de Max Van Egmond, Marius Van Altena et Françoise Semellaz. Il chante dans les ensembles vocaux Contrepoint (dir. Olivier Schneebeli), Audite Nova (dir. Jean Sourisse) et William Byrd (dir. Graham O’Reilly) dans des concerts de musique sacrée (La Passion selon Saint Jean de Bach, dirigée par Jean-Claude Malgoire ; Stabat Mater de Rossini, dirigé par Armin Jordan ; Vêpres de la Vierge de Monteverdi ; Motets de Bach…), et enregistre des œuvres de Bouzignac pour Auvidis, de Liszt (Via Crucis et Missa Choralis, avec Marie-Claire Alain) et de Chostakovitch (Rayok, sous la direction de Mstislav Rostropovitch) pour Erato.

Puis il se produit en soliste dans des récitals allant du répertoire baroque à la comédie musicale (salle Cortot, théâtre du Tambour-Royal, église des Billettes, temple Saint-Marcel), accompagné par les pianistes Françoise Tillard, Jean-François Ballèvre ou João Paulo Santos et aborde la chanson à l’occasion de spectacles au théâtre de Nesle : Papa n’a pas voulu, accompagné par Angelo Zurzolo au piano, ou Cul et chemise, accompagné par Michel Lairot à l’accordéon.

Linguiste de formation, Patrick Campistron travaille dans l’industrie du disque depuis vingt ans. Ses goûts éclectiques en matière de musique l’ont amené à réaliser plus de 300 coffrets dans tous les styles.

Il propose également des chroniques sur la voix dans l’émission « Etonnez-moi Benoît » sur France Musique.

Caroline Dubost commence le piano à 7 ans et obtient la Médaille d’or de piano au CNR d’Aubervilliers-La Courneuve en 1995. Elle poursuit ses études à l’Ecole Normale de Musique de Paris dans la classe de Germaine Mounier, où elle passe la licence de concert en 1997. L’année suivante elle obtient à l’unanimité le diplôme supérieur de concertiste. Elle se perfectionne auprès des maîtres Paul Badura-Skoda, Dominique Merlet, Monique Deschaussées, Vera Gornostaeva, Jean-Marc Luisada. Elle se produit en concert (festivals Chopin à Bagatelle, Chartres, Saintonge). En 2002, elle entre au CNSM de Paris où elle obtient les prix d’accompagnement vocal (classe d’Anne Grappotte), de direction de chant (classe d’Erika Guiomar), et de musique de chambre (classe de Daria Hovora).

Elle se consacre aux récitals avec chanteurs et à la direction de chant de productions lyriques : La Grande Duchesse de Gerolstein et Carmen au Tambour-Royal à Paris ; Gloria et Magnificat de Vivaldi à l’Opéra de Rouen, où elle est engagée comme chef de chant en 2008 (La Clémence de Titus et Don Giovanni, de Mozart ; Véronique, de Messager) ; elle joue au festival d’Avignon dans la pièce Inconnu à cette adresse avec la compagnie Ultima Chamada, avec laquelle elle est en résidence au théâtre de Fontainebleau en 2010. À la Péniche Opéra, elle participe aux Lundis de la contemporaine, puis aux productions de Rita ou le mari battu, de Donizetti, Le Maître de chapelle de Paer et Elle est pas belle la vie? de Vincent Bouchot. Elle joue également dans Une demoiselle électromagnétique d’Offenbach, coproduit par La Clef des Chants et Le Rêveur d’eux et participe au 42e festival de l’Orangerie de Sceaux. En 2014, elle participe à deux créations : Mets l’ancolie sur tes yeux, de Benjamin Hertz, coproduit par 2E2M, et Chantier Woyzeck, d’Aurélien Dumont, coproduit par la Péniche Opéra/2E2M. En 2015 elle accompagne de nombreux chanteurs en récital, des concerts avec chœur et joue les Liebeslieder Walzer de Brahms sous la direction de Frédéric Rouillon.

Caroline Dubost a travaillé comme accompagnatrice à l’Orchestre de Paris, à l’Académie Le Palais Royal dirigée par J.-Ph. Sarcos et accompagné les classes de guitare de Roland Dyens et Olivier Chassin au CNSM de Paris. Elle enseigne le piano au conservatoire de Noisy-le-Sec depuis 2006.

***

S’il fallait trouver un thème au récital que je propose, ce serait celui du temps. D’abord par le choix du répertoire, qui va de la fin de la Renaissance au XX° siècle. Ensuite, parce qu’il débute par le « Monologue du Temps » qui introduit le chef-d’œuvre d’Emilio de’ Cavallieri créé en 1600, « La Représentation de l’Âme et du Corps ». Cet « oratorio mis en scène » est en fait le premier opéra jamais écrit. Le personnage incarnant le temps nous parle de la vanité des choses de ce monde, fors l’honneur…

Avec les trois mélodies de Richard Strauss le temps est suspendu grâce à l’amour. Lors des funérailles du compositeur où Georg Solti dirigea un concert en sa mémoire, l’épouse de Strauss demanda au chef d’orchestre pourquoi un homme qui avait écrit une telle musique devait un jour mourir… Elle ne lui survécut que six mois.

C’est encore le temps qui manqua à Rudi Stephan tombé au front en 1915 à l’âge de 28 ans pour donner toute l’ampleur de son génie. Et si le sort s’acharna sur lui même après sa mort – la quasi totalité de ses œuvres fut détruite dans un incendie lors de la Seconde Guerre mondiale – ses mélodies, même dans leurs passages les plus sombres, témoignent d’une telle énergie qu’elles sont un plaidoyer pour la vie. Elles chantent la nécessité absolue de savourer chaque instant car personne ne sait combien de temps il lui reste dans ce monde. C’est dans cet esprit qu’il a intitulé l’un de ses cycles « Memento vivere ». Suivons son conseil, n’oublions pas de vivre!

                                                                                                                        Patrick Campistron

Am Abend

Abermal ein Teil vom Jahre,

Abermal ein Tag vollbracht.

Abermal ein Brett zur Bahre

Und ein Schritt zur Gruft gemacht.

Also nähert sich die Zeit

Nach und nach der Ewigkeit.

Also müssen wir auf Erden

Zu dem Tode reifer werden.

                                                        Johann Christian Günther (1695-1723)

 

Samedi 16 janvier 2016

Klaus HUBER est un compositeur et pédagogue suisse né le 30 novembre 1924 à Berne. De 1947 à 1949, il étudie le violon avec Stefi Geyer au conservatoire de Zurich puis  la théorie et la composition jusqu’en 1955. Il y enseignera le violon de 1950 à 1960. Il a également étudié à la Staatliche Hochschule für Musik (aujourd’hui Université des arts de Berlin) avec Boris Blacher. De 1961 à 1972, il enseigne à la Musikakademie de Bâle, et de 1969 à 1990 à la Staatliche Hochschule für Musik de Fribourg en Brisgau. Il est compositeur en résidence du conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg et du Festival Musica en 1992. Parmi ses élèves, on trouve Brian Ferneyhough, Wolfgang Rihm, Michael Jarrell.

Il est élu membre de l’Académie des arts de Berlin en 1986.

Caroline Delume est guitariste et théorbiste. Elle a obtenu au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris trois premiers prix en guitare, analyse et recherche en analyse dans les classes d’Alexandre Lagoya, Claude Ballif et Michaël Levinas.

Son répertoire s’étend de la musique du XVIIe siècle sur instruments anciens à la musique contemporaine, avec de nombreuses créations à la guitare ou au théorbe (œuvres de Rodrigo Asturias, Philippe Fénelon, Klaus Huber, Philippe Leroux), et des œuvres qui lui sont dédiées de José Manuel López López, Francisco Luque, Frédérick Martin, Florentine Mulsant, Diógenes Rivas, José Maria Sánchez-Verdú, Johannes Schöllhorn.

Elle donne des récitals à l’échelle internationale et joue régulièrement avec Le Concert spirituel (Hervé Niquet) et Les Jeunes Solistes (Rachid Safir).

Sa discographie comprend L’Art de la guitare contemporaine (récital) chez Arion, MULTIFONIA 95 (L’Empreinte Digitale); les Dix-huit Madrigaux de Philippe Fénelon (avec les Jeunes Solistes (chez Grave); Philippe Leroux, Ial, pour harpe celtique et guitare (avec Christophe Saunière, chez Grave); et la participation à une vingtaine d’autres CD de musique ancienne ou contemporaine.

Le flûtiste Jean-Luc Menet est lauréat de plusieurs concours internationaux, dont celui de la Fondation Gaudemus pour la musique contemporaine. Il fonde l’Ensemble Alternance et crée et enregistre des oeuvres dont certaines lui sont dédiées, de créateurs aussi variés que Klaus Huber, Philippe Hersant, Elliott Carter, Mark André, Alessandro Solbiati, Bruno Mantovani, Philippe Schoeller, Mauro Lanza… Aux côtés de John Cage il élabore à Orléans la mise en place de « Sixteen Dances » ou encore au festival Banlieues Bleues « the Country That Gave the Freedom Symbol to America (The Statue) » avec Ornette Coleman et joue à Varsovie accompagné de l’Orchestre Philharmonique de la Radio Polonaise.

Il défend la musique française: Ravel et Debussy au Japon avec le Quatuor Arditti, Hersant à l’Auditorium National de Dublin, Boulez au Konzerthaus de Berlin, Schoeller au Conservatoire Tchaikowsky de Moscou, Pesson et André au Guggenheim Museum de New-York dans une version chorégraphiée par Karole Armitage. Il s’associe à Rachid Safir et ses voix solistes pour la création du « Miserere Hominibus » de Klaus Huber au festival de Lucerne, qu’il rejoue à l’Opéra Bastille, à la Casa di Musica de Porto puis au Schauspielhaus de Münich et à Weimar. Il collabore avec l’IRCAM en vue de la création du concerto pour flûte de Robert H.P. Platz avec l’Orchestre Symphonique de Aachen.

Jean-Claude Schneider est un poète et traducteur français né à Paris en 1936.

Traducteur de Rilke et Trakl, études d’allemand et de linguistique à la Sorbonne, suivies d’un séjour à l’Université de Heidelberg, il enseigne la langue allemande jusqu’en 1996.

1958 : premiers poèmes publiés dans la revue Mercure de France, amitié avec Armel Guerne.

1964-1965 : notes de lecture, traductions, poèmes publiés au Mercure de France (avec Claude Esteban autour d’Yves Bonnefoy et André du Bouchet). Amitié avec Roger Giroux, Henri Thomas, Georges Perros. Publications dans « Preuves ».

1965-1972 : chargé par Marcel Arland de la recension des livres allemands à La Nouvelle Revue Française où se retrouvent chaque mois Guillevic, Follain, Frénaud, Grosjean, Deguy, Réda. Plusieurs rencontres avec Paul Celan, dont il a été un des premiers traducteurs.Vers 1975, période de dix années sans écrire. Apprend le russe et le violoncelle. Plusieurs voyages dans les déserts.

1976 : prix de l’Académie française pour la traduction de Kleist.

De 1985 à nos jours : renoue avec l’écriture, publie poèmes, traductions et essais dans les revues Preuves, LVII, L’Éphémère, Argile, L’Ire des Vents, Poésie, Le Nouveau Recueil, Scherzo, Le Mâche-Laurier, La Rivière échappée, Limon, Théodore Balmoral, Exit, Rehauts, N 47 28, Moriturus, Gare maritime, L’Atelier contemporain.

Interventions dans divers colloques : 2011, Rencontres Tal-Coat au Domaine de Kerguéhennec (2011), Présence d’André du Bouchet au Colloque de Cerisy (2012)

Intime compagnonnage depuis 1965, avec le peintre Jean Bazaine et avec Claude Esteban.

2014 : Grand prix international de poésie Guillevic – Ville de Saint Malo.

Jean-Pierre Derrien est producteur à France Musique. Il a également travaillé pour France Culture et France Inter. Il est diplômé en philosophie de l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud.

Samedi  9 janvier 2016 : Autour de Marcel Proust,  concert du 14 novembre 2015 reporté.

David BISMUTH – Pianiste que La Dive Note s’honore de recevoir régulièrement, David Bismuth défend l’esprit français et nourrit une passion pour les répertoires qui sortent des sentiers battus.

Né en 1975, il découvre le piano à l’âge de huit ans, au détour d’une visite chez un ami. Ses parents mélomanes l’encouragent et lui font suivre des cours dans sa ville de Grasse. Anne Queffélec le remarque et l’oriente vers le Conservatoire de Nice où il rentre à dix ans, avant d’y obtenir le 1er prix dans la classe de Catherine Collard quatre ans plus tard. Il intègre alors le CNSMDP et suit les cours de Gabriel Tacchino puis de Brigitte Engerer et obtient les Premiers Prix de Piano et de musique de chambre à l’âge de dix-huit ans. Désireux de conforter ses acquis, il se tourne vers Monique Deschaussées, ancienne élève de Cortot et de Fischer, et apprend à déployer sa sonorité par la détente physique. La dernière rencontre de son parcours pédagogique se fait avec Maria-João Pires au Centre Belgais au Portugal et se prolonge sur scène où il interprète avec son aînée leDouble Concerto de Mozart à la Salle Pleyel.

Aujourd’hui David Bismuth est des pianistes les plus recherchés de sa génération, comme en attestent sa participation à de nombreux festivals (Salzbourg, La Roque d’Anthéron, Bagatelle…) et ses apparitions scéniques en France ou à l’étranger, en récital, en concerto ou au sein d’ensembles de musique de chambre. Dans sa discographie, il met principalement à l’honneur Mozart, la famille Bach et les compositeurs français, appréciant d’allier ceux qui offrent certaines résonances : César Franck et Gabriel Fauré, Paul Dukas et Claude Debussy, Sergueï Rachmaninov et Camille Saint-Saëns. En 2014, il a consacré un nouvel enregistrement à Johann Sebastian Bach et ses trois fils.

Jérôme BASTIANELLI– Membre de la société des amis de Marcel Proust, Jérôme Bastianelli a édité en avril dans la collection «Bouquins» de Robert Laffont Proust, Ruskin, ouvrage richement annoté contenant notamment les deux traductions de Ruskin par  Marcel Proust. Dans la même collection, il a également participé aux dictionnaires Tout Mozart, Tout Bach et Tout Verdi. Il écrit régulièrement dans le magazine Diapason et est également l’auteur de biographies de Federico Mompou (Payot Lausanne, 2003), Félix Mendelssohn (Actes Sud, 2008), Piotr Ilitch Tchaïkovski (Actes Sud, 2012). La dernière, consacrée à Georges Bizet, est parue en septembre 2015, toujours dans la collection Classica des éditions Actes Sud. Il est par ailleurs Directeur général délégué du musée du quai Branly.

« Mais depuis plus d’une année que l’amour de la musique était né en lui, Swann tenait les motifs musicaux pour de véritables idées, d’un autre monde, d’un autre ordre, idées voilées de ténèbres, inconnues, impénétrables à l’intelligence, mais qui n’en sont pas moins parfaitement distinctes les unes des autres, inégales entre elles de valeur et de signification.[…] Il savait que le souvenir même du piano faussait encore le plan dans lequel il voyait les choses de la musique, que le champ ouvert au musicien n’est pas un clavier mesquin de sept notes, mais un clavier incommensurable, encore presque tout entier inconnu, où seulement ça et là, séparées par d’épaisses ténèbres inexplorées, quelques unes des millions de touches de tendresse, de passion, de courage, de sérénité, qui le composent, chacune aussi différente des autres qu’un univers d’un autre univers, ont été découvertes par quelques grands artistes qui nous rendent le service, en éveillant en nous le correspondant du thème qu’ils ont trouvé, de nous montrer quelle richesse, quelle variété, cache à notre insu cette grande nuit impénétrée et décourageante de notre âme que nous prenons pour du vide et du néant ».

Un Amour de Swann.

Samedi 5 décembre 2015

 Delphine BIRON – Delphine Biron entre à quinze ans au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Michel Strauss. En juin 2003, elle obtient le premier prix de violoncelle avec mention très bien, puis un an plus tard le prix de quatuor à cordes dans la classe de Hae-Sun Kang et celui de sonate dans la classe d’Alain Meunier. Elle se perfectionne en master-class avec Franz Helmerson, Gary Hoffman, Ouri Vardi, Richard Aaron, Pieter Wispelwey et, s’intéressant à la musique ancienne, prend des leçons de violoncelle baroque avec David Simpson, Bruno Cocset et Christophe Coin. En 2002, elle entre à l’Orchestre des Jeunes de l’Union Européenne dirigé par Vladimir Ashkenazy et participe en 2004 à l’Académie du XXème siècle du Festival de Lucerne, sous la direction de Pierre Boulez. Elle est membre de plusieurs ensembles de musique contemporaine comme l’Atelier Musical de Touraine, Multilatérales et Smash-Ensemble et travaille régulièrement à l’Ensemble Intercontemporain. Portant un vif intérêt à la musique d’aujourd’hui, elle collabore avec des compositeurs de sa génération (Ondrej Adamek, Yves Chauris…) et participe à l’élaboration et à la création de leurs nouvelles pièces.

Passionnée par le répertoire de musique de chambre, elle rejoint le Quatuor Thymos en 2012 et forme un duo violoncelle piano avec la pianiste Caroline Esposito depuis 2013, ainsi qu’ un duo atypique violoncelle contrebasse avec Yann Dubost. Grâce à ces ensembles elle participe à de nombreux concerts à l’étranger (Kennedy Center à Washington, Brésil…) et en France (Auditorium du musée d’Orsay, Cité de la Musique, Salle Gaveau…)

Depuis novembre 2005, elle est titulaire à l’Orchestre de Paris, dirigé par Paavo Jarvi et invitée depuis juin 2012 dans les pupitres du London Symphony Orchestra dirigé par Valery Gergiev. Delphine Biron joue sur un violoncelle Joseph Hel de 1889.

Olivier DERBESSE –Élève de Guy Deplus puis de Michel Arrignon au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il obtient premier prix à l’unanimité en 1991. Il est engagé à 19 ans à l’Orchestre National de Lyon ans par Emmanuel Krivine comme petite clarinette solo, puis  en 2001 par Christophe Eschenbach à l’Orchestre de Paris.

Parallèlement il s’implique dans divers projets de musique de chambre et explore les styles musicaux. Il se produit  avec le Sirba Octet, ensemble de musique klezmer et tsigane et participe aux concerts de musique moderne de l’ensemble Archimusic.

Olivier Derbesse enseigne au conservatoire du 19e arrondissement de Paris.

Caroline ESPOSITO- Caroline Esposito, a obtenu très jeune un Premier Prix de piano dans la classe de Michel Béroff et Denis Pascal au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle s’est ensuite perfectionnée aux Etats-Unis, au sein de la prestigieuse école de musique de Bloomington (Indiana University), étudiant avec Gyorgy Sebok et accompagnant la classe de Janos Starker.

Après l’obtention du Diplôme de Formation Supérieure en accompagnement instrumental dans la classe de Jean Koerner, Caroline Esposito a notamment travaillé au CRR de Grenoble, au CNSM et à l’Opéra de Lyon avant d’être nommée accompagnatrice et professeur d’accompagnement au CRR de Versailles et au CNSM de Paris. En parallèle à ses activités de chambriste, elle joue régulièrement comme piano d’orchestre au sein de l’Orchestre de Paris et de l’Orchestre philarmonique de Radio-France avec qui elle a enregistré « Le Carnaval des Animaux » de Saint-Saëns.

Samedi 3 octobre 2015: …même à Auschwitz

Hélios Azoulay

Hélios AZOULAY par lui même – Précocement renvoyé du conservatoire, je poursuivis seul l’étude de la clarinette et de la composition / Ai inventé le « suprême Clairon » / Ai conçu la Musique Incidentale / Ai composé l’Introduction à la Théorie du combat, La Mort Blanche, Le Porte-bouteilles, Les Quatre Saisons de Vivaldi, L’Air du Toréador de Carmen, L’Intégrale Mozart ou encore l’Etude pour public / Sans le vouloir, mes quatuors à cordes sont d’une singulière beauté / Mon chef-d’œuvre le plus vertigineux, Jules César, a été exécuté à l’opéra Garnier donnant lieu à un scandale mémorable.

Dirige l’Ensemble de Musique Incidentale / Ai joué dans des salles prestigieuses, et parfois moins / Ai reçu des commandes officielles prestigieuses, et parfois moins / Ai collaboré avec de nombreux musiciens ou artistes prestigieux, et parfois moins. Suis l’auteur de deux essais : « Scandales ! Scandales ! Scandales ! » (JC Lattès) et « Tout est Musique » (Vuibert).

Suis dévoré depuis quelques années par la musique composée dans les camps de concentration / Ai révélé quelques œuvres bouleversantes de ce répertoire / Ai également composé deux œuvres inspirées par l’holocauste : n°78707 et La Rêverie de Mengele / Un disque : « … même à Auschwitz », fruit de ce travail, vient de sortir. Il accompagne le volume « L’enfer aussi a son orchestre – La musique dans les camps », co-écrit avec Pierre Emmanuel Dauzat, qui vient de paraître chez Vuibert.

Il y a la musique, cette enfance. C’est elle qui touche. C’est elle qui persuade. C’est en son intimité que se partage une peinture de la réalité encore plus réelle. Et par la magie d’une berceuse ressuscitée on réveille des millions d’âmes. « L’Enfer a aussi son orchestre », extrait.

Jonathan BENICHOU – Né à Nice en 1981, il entre à 14 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de Jacques Rouvier. Il obtient un Premier Prix avec mention très bien. Il part ensuite au Mannes College de New York, dans la classe de Pavlina Dokovska avant d’être invité à Moscou par la Fondation Rostropovitch au conservatoire Tchaikovsky où il suit les cours de Vera Gornastaeva. Jonathan Benichou se perfectionne encore avec Grigory Gruzman à Hambourg et reçoit parallèlement des conseils de maîtres, comme d’Aldo Ciccolini, Jean Yves Thibaudet, Dimitri Bashkirov, Vladimir Feltsman, Micha Katz, Pnina Zalsman et Rena Shereshevskaya. Il est invité par des festivals renommés, Radio France, Deauville, « Jeunes Virtuoses » à Antibes et de salles et de lieux comme la salle Gaveau, le théâtre de l’Athénée Louis Jouvet, la Fondation Polignac, l’Opéra de Nice et se produit  sur de nombreuses scènes d’Amérique du Nord et du Sud.

Passionné par la musique de son temps, Jonathan crée à l’Auditorium du Louvre les pièces de Marc-Olivier Dupin pour L’Enéide de Virgile en collaboration avec la Comédie française, le quatuor pour clarinette cordes et piano Court Studies de Thomas Ades, ou encore la sonate Le Rêve du monde d’Olivier Greif. Il se produit dans la Fantaisie concertante pour piano et orchestre de Thierry Escaich avec l’orchestre philharmonique de Rouen. À la recherche de nouveaux langages, il compose la bande originale de trois courts-métrages avec les réalisateurs Nicolas Ganter et Yohan Attal.

Pablo SCHATZMAN –Né à Lyon, Pablo Schatzman a étudié avec le violoniste hongrois Tibor Varga en Suisse puis aux États-Unis à la Manhattan School of Music avec Pinchas Zukerman. Il a également suivi les cycles de perfectionnement de violon et de musique de chambre au CNSM de Lyon. Musicien curieux et exigeant, ses qualités de chambriste l’ont conduit ces dernières années à se produire dans des salles prestigieuses telle que la Cité de la Musique, le Théâtre du Châtelet, l’Opéra Comique, le Concertgebow d’Amsterdam, le musée d’Orsay, l’Auditorium de Lyon et celui de Dijon, l’Opéra de Lille, le Grand Théâtre de Bordeaux. Il est l’invité de nombreux festivals comme le festival Musica Nigella, les Folles Journées à Nantes et au Japon, le Festival de Villelongue dels Monts, le Festival de Musique de Chambre du Larzac, le Festival Messiaen, Brunnen Musikfest en Suisse, Khumo en Finlande, Nomus en Serbie, Feldkirch en Autriche, Grachtenfestival à Amsterdam. Il a joué en musique de chambre avec des artistes tels que Pinchas Zukerman, Anna Chumachenko, Pierre-Laurent Aimard, Joseph Silverstein et comme soliste sous la direction de Peter Csaba, Benjamin Levy, Ludovic Morlot. Enfin Pablo Schatzman est violon solo de l’Orchestre de Chambre Pelléas et de l’ensemble Musica Nigella.

Lauréat du prix de l’Académie Maurice Ravel, de la Fondation Hewlett-Packard, de la Bourse Lavoisier du Ministère des Affaires étrangères et du Concours International de Quatuor à Cordes de Bordeaux avec le Quatuor Raphaël, Pablo Schatzman a fondé en 2013 le Trio Leos en compagnie de Jean-Michel Dayez et Guillaume Lafeuille.

Son violon est un Carlo Giuseppe Testore de 1706 offert par un mécène lors de ses études en Suisse

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Samedi 19 septembre 2015: Jazz en trio

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Xavier THOLLARD, piano – Né en 1982, Xavier Thollard découvre la musique à l’âge de 9 ans au Conservatoire de Rennes où il suit des études de percussions. Il entame en parallèle des cours de piano classique et c’est à 14 ans qu’il décide d’étudier le jazz.

Depuis 2002 il collabore à de nombreux projets musicaux. Son premier CD en trio Prime Times, sorti en 2008 est sélectionné par la FNAC dans son repérage « jeune talent ». Le deuxième, Hôi An, sorti en 2009, reçoit également un vif succès (À Nous Paris, « coup de coeur » FNAC). En mars 2011 il enregistre un CD de piano solo, dont le répertoire est essentiellement consacré aux standards de jazz.

Xavier a obtenu de nombreux prix : concours de piano-jazz de Fribourg (Allemagne) et à celui de piano solo de Montreux (Suisse) en 2009, au concours de piano-jazz Martial Solal (Paris) octobre 2006 où il est demi-finaliste, tremplin professionnel Jazz à Vannes en juillet 2007 où il obtient 1er prix.

Xavier Thollard fut d’abord percussionniste et on le verrait bien vibraphoniste. Aux épaisseurs harmoniques, il préfère la vivacité de contrepoints obstinés époustouflants dont il travestit les standards. » Jazz Magazine / Jazzman, n°627 

Simon BERNIER, batterie – C’est en Bretagne, dans un environnement musical varié, que Simon grandit. Il intègre en 2007 à la batterie la classe de Jazz du conservatoire de St-Brieuc dirigée par Jean-Philippe Lavergne pour deux années. Puis il part pour la capitale et intègre la classe de Jazz dirigée par Jean-Charles Richard au C.R.R. de Paris. Il trouve l’occasion de multiplier les rencontres avec des musiciens venus d’horizons divers. Il joue actuellement dans plusieurs formations entre Paris et la Bretagne et a donné des concerts avec Gildas Boclé, Nelson Veras, Manuel Rocheman, André Villéger, Gael Horellou, Michel Goldberg, Édouard Bineau et Philippe Baden-Powell. Depuis fin 2011, Simon fait partie du groupe de la chanteuse Mina Agossi et accompagne également depuis 2013 Jean-Jacques Milteau dans un de ses spectacles.

Joachim GOVIN, contrebasse – Un enseignement classique approfondi mène Joachim, né en 1984 dans une famille de musiciens, au Conservatoire Supérieur de Paris dans le département jazz et musiques improvisées où il étudie avec Riccardo Del Fra, Dré Pallemaerts et François Théberge. Il étudiera également avec le contrebassiste américain Ben Street.

Très actif sur la scène jazz française depuis plusieurs années, Joachim a joué avec Tony Tixier, Thomas Enhco, Anne Pacéo, Laurent Cugny (au sein de son trio et de son Opéra jazz La Tectonique des Nuages avec David Linx, il est membre titulaire de son ‘Gil Evans Paris Workshop’), Pierre-Olivier Govin, Manuel Rocheman, Enrico Pieranunzi, le Paris Jazz Big Band, Laurent Coq, Aldo Romano, Benjamin Henocq, Franck Amsallem, Baptiste Trotignon, Nicolas Folmer, Pierre De Bethmann, Dré Pallemaerts, Cyrille Aimée, David Patrois… Mais aussi avec de grands jazzmen américains tels que Ari Hoenig, Gilad Hekselman, Hermon Mehari, Ryan J. Lee, Brian Melvin, Kendrick Scott, Ben van Gelder ou encore Logan Richardson. À la sortie du Conservatoire, il intègre le groupe de Didier Lockwood avec qui il fera de très nombreux concerts.

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Samedi 5 septembre 2015: Ensemble VEDADO – Marin Marais

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Ronald Martin ALONSO, viole de gambe –Violiste franco-cubain, il fait ses débuts au sein de l’ensemble Ars Longa (dir. Teresa Paz), qui se produit dans les plus importants festivals en Europe et collabore avec les chefs Claudio Abbado et Gabriel Garrido. Ses enregistrements de musique baroque latino-américaine sont primés par la critique (Diapason d’Or, ffff Télérama). En 2010, il obtient le Diplôme d’Études

Musicales Supérieurs en viole de gambe au CRR de Paris auprès d’Ariane Maurette, avec les félicitations du jury à l’unanimité. Il participe à plusieurs académies et master-classes, entre autres celles de Jordi Savall et Christophe Coin au Royal College de Londres, de Marianne Müller au CRR de Paris. Ronald Martin Alonso crée le consort de violes Vedado Consort, qui travaille en collaboration avec des solistes vocaux renommés comme la mezzo-soprano tchèque Dagmar Saskova ou le contre-ténor brésilien Rodrigo Ferreira. Il collabore régulièrement avec de nombreux ensembles : LesPaladins (Jérôme Corréas), Sagittarius (Michel Laplénie), Les Traversées Baroques (Etienne Meyer), Stravaganza (Thomas Soltani), Desmarest (Ronan Khalil), La Chapelle Rhénane (Benoît Haller). Musicien polyvalent, il collabore également avec les compagnies de danse baroque et contemporaine Les Fêtes Galantes (Béatrice Massin) et A/Corps (Mélanie Marie et Nicolas Maurel).

Il se produit comme soliste en 2014 au Festival de La Chaise-Dieu avec l’ensemble Sagittarius pour un programe Schütz – Hersant et au Konzerthaus de Vienne en janvier 2015 avec l’ensemble Stravaganza. Il vient d’enregistrer son premier CD solo autour de Marin Marais, Les Folies Humaines.

Damien POUVREAU, théorbe et guitare baroque – Guitariste classique, Damien Pouvreau se forme auprès de deux maîtres: Javier Quevedo, à l’école Nationale de Musique de Saint Germaine en Laye, où il obtient une médaille d’or de guitare classique et une médaille d’or de musique de chambre, et Alberto Ponce à l’Ecole Normale de Musique de Paris où il reçoit le Diplôme d’Exécution. Il intègre les départements de Musique Ancienne du Conservatoire National de Région de Paris dans la classe de luth de Charles-Edouard Fantin et y obtient le Diplôme d’Etudes Musicales Supérieures, option Musique Ancienne. Il se produit au sein de nombreux ensembles baroques: Sagittarius (Michel Laplénie), Les Symphonistes de Musique Baroque de Versailles (Olivier Schneebeli), et joue dans des festivals renommés: Folles journées de Nantes, Printemps des Arts, La Chabotterie, Festival du Périgord Noir. Son dernier enregistrement est Atys de Lully avec la Simphonie du Marais. Au théâtre, il travaille également avec des metteurs en scène comme J.D Monory (Les Femmes Savantes), Sophie Boulin (Esther), Alexandra Rubner (Athalie).

Sensible aux correspondances entre les arts, Damien s’engage dans la création avec son ensemble « Les Enfants de la Cour » et réalise des spectacles musicaux mêlant théâtre et danse, donnés dans des lieux prestigieux : Château de Versailles et de Fontainebleau, Cartoucherie, Nouveau Théâtre de Montreuil.

Thomas SOLTANI, clavecin – Thomas commence le clavecin à l’âge de sept ans. Premier prix de clavecin au Conservatoire National de Région de Marseille en 2003 dans la classe de Christine Lecoin, il se perfectionne ensuite au sein du conservatoire supérieur d’Amsterdam dans la classe de Bob van Asperen (clavecin et basse-continue) et y obtient un prix d’excellence. Au sein de cette institution, il prend part à de nombreux projets sous la direction de Lucy van Dael, Bob van Asperen, Alfredo Bernadini, Gustav Leonhardt, se perfectionnant en orchestre comme en soliste. Il a enrichi sa formation dans de prestigieuses institutions auprès de Christophe Rousset (Académie musicale de Villecroze, Festival de Menton), Gustav Leonhardt (Sweelinck festival), Menno van Delft (Piccola Academie – Montisie), Françoise Lengellé, Hugo Reyne, et enfin auprès d’Olivier Baumont au sein du CNSM de Paris.

Thomas se produit régulièrement en soliste et continuiste, au clavecin et à l’orgue dans de nombreux festivals internationaux avec des musiciens comme Jean-Marc Apap, Frédéric Chatoux, Igor Ruhadze. Il a reçu en 2011 la médaille de bronze de l’Académie Arts Sciences et Lettres.

Marin Marais, Ronald Martin Alonso, une rencontre.

Tout a commencé un soir à La Havane en l’an 2000. Je venais de finir mes études de guitare et de contrebasse. J’assistai alors à la projection d’un film présenté par Les Chemins du Baroque, lors du Festival de Cinéma Français à La Havane, qui a marqué ma vie pour toujours. Ce film, beaucoup d’entre vous le connaissent. C’est  « Tous les matins du monde » du réalisateur Alain Corneau, qui nous a quittés récemment. Quand je suis sorti du cinéma, je venais de découvrir la viole de gambe, et une musique extrêmement poignante qui a réveillé en moi des émotions vibrantes et une sensation de bonheur jamais connue auparavant.

Dans le livret d’un CD de Jordi Savall, je découvre un fac-similé des Voix humaines de Marin Marais reproduit en minuscule. Ce fut sur cette reproduction miniature ma première partition pour la viole de gambe, l’une des plus belles pages de musique jamais écrite pour cet instrument. Depuis lors, la musique de Marin Marais m’accompagne et me séduit de plus en plus chaque jour. Aucun autre compositeur n’a su donner à la viole de gambe une expressivité aussi forte, aussi proche des émotions et des folies humaines.

La palette de couleurs de l’instrument, son amplitude de registres, les différents modes de jeu, tous les artifices de l’archet, l’alternance constante entre le jeu de mélodie et le jeu d’harmonie font la richesse de cette musique. Marais a porté la viole au sommet de la musique pendant presque un siècle et cet enregistrement lui est consacré. Il est construit comme un cheminement de la voix humaine à travers toutes les passions et les folies de l’âme, de la naissance à la mort.

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